Le campement installé porte d’Aubervilliers, à la frontière entre Paris et la Seine-Saint-Denis, a été évacué ce mardi 17 mars au matin. Cette installation regroupait une cinquantaine de personnes qui ont été mises à l’abri, selon les autorités.
Le campement, situé au niveau de la Place Skanderberg dans le 19e arrondissement de Paris, porte d’Aubervilliers, a été évacué ce mardi 17 mars au matin. Une opération dont se réjouit la maire sortante d’Aubervilliers, Karine Franclet, qui dénonçait une « situation devenue inacceptable pour les habitants comme pour les personnes qui y vivaient dans des conditions indignes » et s’était mobilisée pour « que ce secteur, à la frontière de nos territoires, ne soit plus laissé à l’abandon ».
En effet, « le campement faisait état de conditions d’hygiène inexistantes, avec l’accumulation de nombreux déchets à l’air libre. Il était notamment situé à proximité immédiate du boulevard périphérique et de la bretelle d’accès à la porte d’Aubervilliers, exposant ses occupants et les usagers de la voie publique à des risques graves en matière de sécurité routière. Des atteintes aux biens et aux personnes ont également été recensées sur le site », rapportent les services de l’Etat dans un communiqué.
Un campement qui regroupait une cinquantaine de personnes
La préfecture assure que « toutes les personnes occupant le campement au moment de l’opération se sont vues proposer une prise en charge ». Au nombre de 54, elles ont été « orientées sur le principe du volontariat vers des structures d’accueil temporaires ». « L’accueil dans ces structures permet de proposer un hébergement stable à ces personnes qui bénéficieront d’un accompagnement social et administratif, permettant ensuite de les orienter selon leurs vulnérabilités et leur situation, vers une structure d’hébergement ou de logement adaptée », indique-t-elle.
Dans le détail, 11 personnes ont été orientées vers des structures d’accueil temporaires en Île-de-France et 15 hors région francilienne et 28, jugées « vulnérables », ont été prises en charge dans des structures adaptées. Ainsi, des « places d’hébergement spécifiques ont été proposées aux usagers de drogues ». « 17 personnes ont été orientées vers ce dispositif, qui permet une prise en charge complète (physique, psychique et sociale) visant à permettre une réduction progressive et, à terme, une sortie des conduites addictives », précisent les services de l’Etat.















