Les vols à l’étalage s’additionnent devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Sorti de prison en novembre, un père de quatre enfants y retourne un mois plus tard pour un larcin violent.
« Du gingembre, des mangues et de la mortadelle… » Fabrice Rives, le président du tribunal correctionnel de Toulouse, égrène les produits du menu larcin commis par Mohamed dans un supermarché de La Salvetat-Saint-Gilles le 23 décembre 2025. « Sauf que sur votre passage, vous avez blessé deux agents de sécurité et une caissière », renchérit le magistrat.
En réponse, l’homme dans le box demeure assez mutique, laissant l’assistance dubitative quant aux raisons de son passage à l’acte. Le prévenu, âgé de 47 ans, ne présente pas les caractéristiques du délinquant en puissance : il est inséré et travaille en tant qu’étancheur, et il est également père de quatre enfants.
Seulement, Mohamed n’en est pas à son coup d’essai. « Déjà 21 condamnations au casier judiciaire, dont la majorité pour des vols : vous avez un problème avec la propriété », synthétise le président Rives. L’homme ne dénie pas et présente ses excuses.
Sorti de prison en novembre, il est arrêté en décembre
Ces mots n’apaisent pas l’ire de la procureure, qui regrette avant tout « les trois victimes laissées sur le passage ». La magistrate insiste et regrette l’absence de prise de conscience de Mohamed : « Vous êtes sorti de prison en novembre 2025 et de nouveaux faits sont commis en décembre 2025, ça n’est pas possible », s’étrangle-t-elle. Elle requiert douze mois de prison ferme avec maintien en détention.
En défense, Me Léonie Meyer tâche de donner des explications aux méfaits de ce voleur compulsif. L’avocate décrit « quelqu’un qui essaie de s’en sortir ». Elle raconte une vie cabossée : « Ses quatre enfants sont à charge et le premier est orphelin de sa mère ». Me Meyer exhorte les juges à choisir une voie alternative à la prison. « Ce n’est pas la solution ».
Le tribunal correctionnel ne partage pas l’analyse. Mohamed prolonge son séjour en détention. Il est condamné à douze mois de prison ferme.

















