Le prix du café à Toulouse varie du simple au triple selon les enseignes. On a testé 50 adresses dans l’hyper-centre à Toulouse. Suivez-nous !
Le voyage commence au Starbucks, à la sortie du métro Jean-Jaurès, l’expresso doppio, soit une double dose de caféine, s’affiche à 1,95 €. Un prix presque d’appel face à l’emblématique bar Le Cardinal, sur l’esplanade Wilson. Ici, le tarif est fixé à 2 € ; « un prix inchangé depuis quelques années », nous précise-t-on, avec une certaine fierté. Mais pour les vrais chasseurs de bons plans, c’est sous les halles du ventre de Toulouse qu’il faut se rendre. À l’intérieur du marché Victor-Hugo, le petit noir est à 1,50 € au Bar des Halles. En poussant la curiosité quelques allées plus loin, au Bar des Amis, la tasse se négocie même à 1 €. « On est le moins cher de Toulouse », nous prévient-on sans détour. Tandis qu’à l’Electrobar, la stratégie est plus nuancée : il faut compter 1,30 € au comptoir, 1,70 € en terrasse et 1,90 € pour une dose à emporter. Dès que l’on sort des murs du marché, au Petit Victor, les coûts grimpent à nouveau pour s’aligner sur la moyenne haute de 2 €.
Place du Capitole, ça grimpe
Cap ensuite vers la place du Capitole, vitrine touristique de la ville. Au Café Albert, il faut verser 2 € pour un court. À côté, aux Arcades, l’addition est la même. Le Florida, lui, assume son positionnement premium à 2,20 €, « mais on utilise le meilleur grain du monde : Illy », se justifie un barman. Toujours sous les galeries historiques, les prix se corsent encore pour atteindre 2,30 € aux Illustres.
À deux pas de là, dans le cadre feutré du prestigieux Bibent, l’espresso retombe pourtant à 2,20 €. Au Tôt ou Tard, l’ex-Donjon, il faut également payer 2 € pour sa boisson. Mais le record de l’hyper-centre est atteint en altitude : perché sur le rooftop Ma Biche sur le Toit, l’addition s’élève à 3 € pour un café avec vue. Ce sera l’étape la plus onéreuse de notre virée.
« Pourquoi ces questions ? Y a un truc à gagner ? »
Chez Perlette, l’expresso servi avec une viennoiserie est à 1,90 €. « Abordable, contrairement à certains qui se la jouent à la parisienne », note le vendeur avec malice. Au Cyrano, l’établissement qui fait l’angle face au cinéma le Cosmograph, on règle 1,90 €, tout comme au Wallace de la place Saint-Georges qui offre un contraste intéressant puisque chez M. Georges, situé juste en face, où il grimpe à 2,20 €. Dans la rue Boulbonne, la Cafétéria joue la carte de la proximité : le café y est servi à 1,80 €, mais tombe à 1 € pour les commerçants du quartier. Rue de Metz, au Recovery, l’atelier de vélo branché, on le trouve à 2€, soit un peu plus cher qu’au Sylène où il est facturé 1,90 €.
En direction de la Halle aux Grains, place Dupuy, le café Le Commerce affiche 2 €, tandis qu’au bistrot Galien attenant, il retombe à 1,90 €. Au Café Authier, Olivier Guinou le sert à 2 €. « Pourquoi ces questions ? Y a un truc à gagner ? », s’interroge le patron, amusé par l’inventaire. Pour une pause bucolique, le Moaï du Muséum, dans le Jardin des Plantes, propose son expresso à 1,90 €. Plus original, le Bar du Stadium, près du Palais de Justice, pratique un tarif « lève-tôt » à 1,20 € de 5 h à 9 h, avant de passer à 1,70 €.
« Avant la guerre en Ukraine, on était à 0,90 € »
Sous la halle du marché des Carmes, les prix oscillent entre 1,70 € au Ô P’tit Zinc et 2 € à La Loge. Dans la rue des Filatiers au Bar du matin, ou vers la place de la Trinité, la norme reste à 2 €, sauf à l’Echanson (1,80 €), Bamboche (1,50) ou Chez Mamie (1,50 €). Même constat vers la Daurade ou le Pont-Neuf, où les 2 € sont la règle à la Brasserie des beaux Arts comme aux Café des Artistes. Pour les budgets serrés, la place Saint-Pierre reste une valeur sûre. Si le MacDo affiche 1,50 €, l’incontournable Chez Tonton propose l’expresso à 1,10 €. « Avant la guerre en Ukraine, on était à 0,90 € », regrette le serveur.
Enfin, après un passage par la rue du Taur (1,90 € au Fika), au Saint-Sernin (2€) et la place Jeanne-d’Arc (2 € aussi au Cristal), le record imbattable de l’expresso le plus économique revient au Café Populaire, rue de la Colombette. Ici, le café défie toute concurrence à 0,80 € et avec le sourire du serveur Daniel en prime.
















