Longtemps incertains, les résultats du premier tour ont installé un climat de flottement au Flashback Café, où le candidat socialiste n’a pris la parole qu’en fin de soirée.
La soirée devait être festive au Flashback Café, près de l’écluse Saint-Pierre. Elle a finalement pris un air d’attente fébrile. Peu après 21 heures, un sondage Ifop diffusé dans les médias place François Briançon en troisième position derrière Jean-Luc Moudenc et François Piquemal. Dans la salle, les mines se ferment.

La prise de parole prévue est aussitôt repoussée. Les militants scrutent l’écran géant où défilent les chaînes d’information. « Nous n’avons pas encore de certitude sur les scores », souffle un membre de l’équipe.
Lorsque François Briançon arrive, lui aussi affiche un visage fermé. Les yeux rivés sur l’écran, il lâche : « Allons boire un coup puisqu’il faut attendre les résultats… »
« Notre objectif reste de battre la droite »
Il faudra attendre 22 h 30 pour qu’il prenne la parole, entouré d’Isabelle Hardy et de Régis Godec. « À cette heure-ci, les résultats définitifs ne sont pas encore publiés », explique-t-il.
Face aux militants, le candidat remercie ses équipes pour « une campagne longue et intense ». « La bataille électorale n’est pas terminée. Notre objectif reste de battre la droite à Toulouse », insiste-t-il, tout en reconnaissant : « On est un peu déçus. »
Il annonce réunir dans la nuit le conseil politique de la liste et précise que François Piquemal « a pris contact » avec lui par SMS. « Nous allons travailler toute la nuit pour créer les conditions de la victoire. »



















