L’ascension de Kalvin Gourgues s’accompagne inévitablement d’un changement de statut auprès du grand public. En huit mois, il est passé d’un joueur anonyme à un grand espoir du rugby français. Et forcément, aujourd’hui, on le reconnaît dans la rue.
Il était inconnu du grand public lors de son premier match avec le Stade Toulousain cette saison. C’était face à Clermont, lors de la 1re journée de Top 14, le 7 septembre dernier. Huit mois plus tard, il est devenu l’un des plus grands espoirs du rugby français. Kalvin Gourgues a vécu une ascension fulgurante cette saison, à l’âge de 21 ans.
Auteur de 12 essais, et capable de coups de génie et de courses fulgurantes, il est forcément rentré dans le cœur des supporters, d’autant qu’il est originaire de la région : né à Aucamville (82), il a appris le rugby à Grenade (31) avant de rejoindre Toulouse. Et logiquement, à la suite de ses exploits sur le terrain, il ne passe plus vraiment inaperçu.
« De plus en plus de regards insistants… »
Il s’est confié à ce sujet auprès de La Dépêche du Midi lundi 4 mai, pour expliquer ce qui était différent. « Le seul truc qui a un peu changé, on va dire, c’est qu’il y a de plus en plus de regards insistant quand je me balade, tranquille dans la rue ou quand je vais faire mes courses, détaille-t-il. Mais voilà, je ne me focalise pas là-dessus. Des fois, ça m’arrive de croiser des regards et comprendre que les gens m’ont reconnu. Mais je n’y prête pas plus d’attention que ça. À part cela, ça n’a pas changé grand-chose. Je vis ma vie tranquillement. »
Et pour lui qui n’est pas du genre extravagant, il a tout de même fallu s’accommoder des regards des gens dans son quotidien, lors de ses sorties en famille ou entre amis : « Je suis assez pudique dans la vie, donc c’est sûr que ça a un peu changé ma façon… (Il réfléchit) Moi, ça ne m’a pas changé, mais je veux dire, c’est vrai que quand je me balade en ville, je sens qu’il y a plus de regards sur moi, et je ne suis pas très à l’aise… On n’est pas préparé à ce que ça change du jour au lendemain. »
Tant que cela reste respectueux
Ceci dit, les personnes qu’il a pu croiser « ont toujours été bienveillantes. Je ne me rappelle pas d’avoir été accosté par quelqu’un de très lourd », raconte-t-il. Tant que ça ne dépasse pas les limites, Gourgues ne s’en plaindra pas. Il sait que cela fait partie de la rançon du succès.
















