Le parc animalier de Plaisance-du-Touch a annoncé avec une profonde émotion le décès de Sabi, une éléphante d’Afrique emblématique. Figure de proue du zoo African Safari et matriarche respectée, elle s’est éteinte à un âge avancé, laissant derrière elle un message fort sur la protection de son espèce. Il y a trois semaines, le parc avait déjà perdu Alta, l’un des plus vieux tigres d’Europe âgé de 19 ans.
C’est une page de l’histoire du zoo African Safari qui se tourne. Sabi, la doyenne du groupe d’éléphants, est décédée paisiblement après que sa santé s’est dégradée au cours des dernières semaines. Un départ hautement symbolique, survenu durant la Journée mondiale des espèces menacées. Ils avaient déjà perdu Alta, l’un des plus vieux tigres d’Europe, mort à 19 ans, il y a trois semaines.
Un parcours européen
Avant de devenir le pilier de l’African Safari, l’éléphante Sabi avait passé une grande partie de son existence en Allemagne. C’est en 2013 qu’elle avait rejoint la France aux côtés de sa compagne de longue date, Matibi. Pour les accueillir, le zoo avait spécialement aménagé un espace répondant aux besoins physiologiques et sociaux de ces géants d’Afrique, encadrés par des équipes de soigneurs dévoués.
Une matriarche au caractère affirmé
Au-delà de son statut de doyenne, Sabi était décrite par ses gardiens comme une personnalité hors du commun, avec un fort caractère. Alliant une grande sagesse à un brin de malice, elle occupait le rôle crucial de matriarche. « Elle savait toujours rappeler sa présence lorsqu’elle n’avait pas l’attention souhaitée », se remémorent avec émotion les équipes du parc. Référente pour les autres femelles, elle assurait la stabilité et la cohésion du groupe.
Un deuil nécessaire et un message d’alerte
Le décès de Sabi n’affecte pas seulement les humains. Les responsables du parc ont souligné l’importance de laisser Matibi et Makeba, les deux autres éléphantes, traverser leur propre période de deuil, cette espèce étant réputée pour sa grande sensibilité sociale.
Pour la direction d’African Safari, la perte de Sabi est aussi l’occasion de rappeler l’urgence climatique et environnementale. Entre le braconnage pour l’ivoire (un éléphant tué toutes les quinze minutes dans le monde) et la réduction de leur habitat naturel, la conservation, qu’elle soit en milieu naturel ou en parc zoologique, reste un combat de chaque instant.
Une autopsie est actuellement en cours pour déterminer les causes précises de sa disparition. En attendant les résultats, les hommages de la part du public affluent, témoignant de la trace indélébile laissée par Sabi dans le cœur des visiteurs.











