Yoan Louis Sudres, le coiffeur toulousain, sosie malgré lui de Pierre Niney, fait partie des seize personnalités en cavale dans le nouveau jeu télévisé lancé par M6, « Wanted, attrape-moi si tu peux », qui sera diffusé jeudi 22 octobre à 21 h 10. Un jeu grandeur nature où il a dû échapper pendant quatre jours à Adil Rami, Michou et Issa Doumbia, aux côtés de nombreuses personnalités. Quelques mois après avoir été repéré sur les réseaux sociaux pour sa ressemblance troublante avec l’acteur, le voici en prime-time à la télé. Interview
Vous serez ce jeudi soir en prime-time sur M6, pour le lancement de la nouvelle émission « Wanted, attrape-moi si tu peux ». Vous avez reçu beaucoup de propositions depuis que vous avez été repéré sur les réseaux sociaux pour votre ressemblance avec l’acteur Pierre Niney. Pourquoi avoir accepté celle-là ?
Ce qui m’a plu, déjà, c’est que je m’en sentais capable, même si c’était un challenge. J’ai refusé « Pékin Express », parce que je ne me le sentais pas. Je me suis dit que ça pourrait montrer qui je suis vraiment aux gens, au-delà de la ressemblance avec Pierre Niney. Si ça plaît, tant mieux, et si ça ne plaît pas, on referme la parenthèse et on passe à autre chose.
Quel est le concept de ce jeu télévisé ?
On est seize fugitifs en binôme, tous en combinaison orange de prisonniers. Le but, c’est de ne pas se faire attraper par les trois gardiens, qui sont Adil Rami, Michou et Issa Doumbia. Ça dure quatre jours, sans argent, ni téléphone, ni endroit où dormir. On doit compter sur la solidarité des gens pour nous loger, nous nourrir, nous aider à nous déplacer. On a le droit de passer quarante minutes maximum dans un transport. On est équipé d’une montre connectée qui nous envoie quelques infos. Les gardiens, eux, sont dans un van avec des écrans et ils ont notre position GPS très précise toutes les vingt minutes.
Aux côtés de Christine Bravo, Stomy Bugsy, Jeremstar, Philippe Lucas, Pascal Légitimus ou encore Elodie Gossuin, vous étiez l’inconnu du casting. Comment l’avez-vous vécu ?
Je me suis senti un super imposteur, au milieu de ce casting ! Comme un cheveu sur la soupe… Je n’avais pas les codes de la télé, mais j’ai été vraiment bien pris en main. Tout le monde m’a mis à l’aise : « T’inquiètes pas, on vient tous d’univers différents. » J’ai vraiment sympathisé avec certains, comme Rachel Legrain-Trapani, Léa François et Nicolas Waldorf, qui était mon binôme. Ils ont vraiment été dans l’intégration.

Quel est le moment que vous n’oublierez jamais ?
Au départ du jeu, quand on est arrivé à Amiens en bus, on a dû s’arrêter parce qu’il y avait tellement de gens qu’on n’arrivait pas à rouler. Ils tapaient sur les vitres, le bus tanguait ! Je me suis cru à la sortie du Loft (rires). J’ai vu la tête des autres candidats, qui avaient l’air inquiets. Il y avait une grosse promo en amont pour inviter les habitants à venir assister au tournage. Jamais de ma vie, je n’aurais pensé vivre ça !
Vous étiez vraiment livré à vous-même dans les rues d’Amiens ?
Complètement. On est avec un cameraman. La production met à disposition un agent de sécurité, qui peut intervenir en cas de débordement, c’est tout. On s’est retrouvés dans des situations lunaires : au milieu des champs, en Picardie, habillés en orange, avec l’odeur du fumier, et rien autour. Une autre fois, près d’Arras, un monsieur nous a pris pour de vrais prisonniers et a refusé de nous prendre en stop.

Avez-vous trouvé l’aide dont vous aviez besoin ?
C’est ce qui me faisait peur, mais j’ai été agréablement surpris. Les gens donnent de la nourriture, de l’argent, même, alors qu’ils n’ont rien. Des étudiants ont vidé leur réservoir d’essence pour nous transporter. On a dormi chez des familles qui nous ont accueillis comme des rois.
Le binôme avec Nicolas Waldorf (« Incroyables Transformations » sur M6) a fonctionné ?
Très bien ! J’étais content d’être avec lui parce qu’il a une énergie motrice. Nicolas a fait cinq ans de télé, donc il était souvent reconnu. Il est le plus sociable des deux. Il est extravagant, il a le premier contact facile, ce qui n’est pas mon cas. Dans nos opposés, on était assez complémentaires.
Comment avez-vous vécu cette expérience ?
J’ai eu la boule au ventre tout le jeu. J’avais peur, j’étais investi à fond. J’ai mis deux jours à m’en remettre. C’est épuisant ! Maintenant, avec le recul, je me dis que j’aurais pu y aller encore plus fort. Ça a fait tomber des barrières en moi. Je me suis découvert une sociabilité que je n’avais pas forcément. Ça m’a fait du bien, ce jeu m’a ouvert.
Vous serez à Cannes ce jeudi soir pour les NRJ Mobile Awards. Quelle vie !
J’ai été nommé pour ce jeu dans la catégorie « La story qui fait croire qu’on a une vie de ouf ». Quand j’ai vu ça, je me suis dit, c’est obligé, c’est pour moi cette année ! J’ai posté ma photo et j’ai été retenu. Si je gagne, j’aurai accès aux NRJ Music Awards en VIP vendredi.
Peut-on dire que votre vie a changé ?
Ma vie a changé, oui. Pas tous les jours. Cet été, après le gros buzz de ces derniers mois, j’ai eu l’impression de retrouver ma vie d’avant. Mais avec la promotion de « Wanted » par M6, ça recommence, les gens me reconnaissent dans la rue, on m’arrête dans le métro à Paris, etc. Ça fait des vagues.











