Jean-Luc Moudenc, maire divers droite sortant de Toulouse, a fait huer le nom de plusieurs personnalités de gauche telles que Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier ou encore Olivier Faure, au cours d’un meeting, devant des centaines de personnes ce jeudi.
Le maire divers droite sortant de Toulouse et candidat dimanche à sa réélection, Jean-Luc Moudenc, a mis en garde ce jeudi 12 mars soir contre une possible victoire de la gauche, trop dépendante à ses yeux des états-majors parisiens des partis.
Au cours d’un meeting, devant des centaines de personnes, Jean-Luc Moudenc a fait huer le nom de Jean-Luc Mélenchon, venu récemment soutenir le candidat LFI François Piquemal. Il a fait de même avec Marine Tondelier ou Olivier Faure, venus soutenir François Briançon (PS), tête de liste d’une large coalition de la gauche hors LFI.
« Quel mépris! »
« Le défilé des leaders nationaux des états-majors parisiens est extrêmement significatif (…) Nous, on refuse que les Toulousains soient instrumentalisés les 15 et 22 mars pour préparer une élection présidentielle. Nous refusons la perspective d’une municipalité qui serait dépendante des états-majors », avait expliqué peu avant le meeting en conférence de presse le maire sortant.
« Quel mépris! Faire venir de Paris des gens qui vont dire aux Toulousains (…) comment ils doivent voter », s’est-il exclamé pendant le meeting.
« Notre seul horizon c’est la Garonne, ce n’est pas la Seine ni la scène politique nationale », a-t-il encore martelé.
Interrogé au cours de la conférence de presse, Jean-Luc Moudenc est revenu sur des accusations -qu’il rejette- contenues dans un récent article de Médiacités, également publié par Mediapart.
Selon cet article, le maire sortant aurait aidé Reconquête à trouver des candidats aux municipales afin d’affaiblir le RN, ce que Jean-Luc Moudenc nie catégoriquement.
« Dans les campagnes, il y a toujours des petits épisodes de politicaillerie de bas étage », a-t-il déclaré, attribuant ces accusations à « un ancien élu aigri ».


















