On le disait menacé par la gauche. Jean-Luc Moudenc, le maire divers droite sortant de Toulouse, est arrivé en tête avec plus de 37% des voixc au premier tour, avec 10 points et 15.000 voix d’avance sur le deuxième, François Piquemal (LFI). La gauche annonce une fusion ce lundi matin. Interview.
Il a le sourire, Jean-Luc Moudenc parce que les sondages ne lui donnaient pas de scénario aussi favorable jusque là. Le maire sortant divers droite de Toulouse est arrivé largement en tête au premier tour des élections municipales, avec 37,2% des suffrages. Derrière lui, les deux candidats de gauche, François Piquemal l’insoumis (27,5%) et François Briançon le socialiste (25%) annoncent une union de la gauche dès ce lundi.
Cette alliance de la gauche s’y attendait. Pour l’ancien membre des Républicains, c’est avant tout le candidat Piquemal qui compte et la possibilité que la France Insoumise prenne le Capitole. Comme il l’a fait depuis le début de la campagne, Jean-Luc Moudenc tire à boulets rouge sur le camp insoumis. « Il faut amplifier notre dynamique du premier tour et barrer la route au mélenchonisme. François Briançon est la caution habituelle du mélenchonisme. Il les soutient à toutes les élections. Il s’efface à chaque fois. Il met de côté ses propres valeurs. Il ne considère que les sièges à conquérir. Ce que je crois, c’est que les Toulousains méritent mieux et que Toulouse doit réaffirmer dimanche prochain son attachement aux valeurs de la France, de la République et de la démocratie.
« Le maire sera Piquemal ou moi »
Le maire sortant DVD a fait ses calculs. Si on additionne le score des deux finalistes de gauche au premier tour à Toulouse dimanche soir, Jean-Luc Moudenc sait qu’il sera perdant. « Oui ça fait 52 %. C’est la raison pour laquelle je dis et je redis depuis longtemps que ce sera serré, que rien n’est joué, que tout est possible, qu’il faut que la mobilisation soit au rendez vous, au rendez vous autour du rassemblement que je propose. Je propose un rassemblement municipal qui permet d’unir les Toulousains par-delà leurs différences de sensibilités politiques, à l’image du travail que je fais depuis douze ans. Et Jean-Luc Moudenc s’ajouter. « Ce qui est clair, c’est que dimanche prochain, le maire, ce sera soit François Piquemal de la France Insoumise, soit moi même. Et donc c’est ce choix là qui est le choix fondamental M. Briançon, dans cette affaire, qui se contente d’un rôle d’auxiliaire d’assistant de M. Piquemal. Il se met dans sa roue à son service. Ce n’est pas glorieux du tout. C’est même déshonorant. »
Quel report de voix à droite ?
Pour s’imposer dimanche prochain, le maire sortant DVD de Toulouse devra élargir son spectre s’il veut décrocher un 3e mandat. De quelle réserve de voix bénéficie Jean-Luc Moudenc ? Sa réponse quand on évoque les électeurs de Julien Leonardelli et Arthur Cottrel éliminés dimanche soir au premier tour. « Moi, je m’adresse pas aux candidats parce que je ne fais pas d’accords d’appareil. Je ne fais pas comme les deux François (Piquemal et Briançon). Moi, je m’adresse aux Toulousains et aux Toulousaines qui prennent leur décision individuellement et librement, sans obéir aux consignes de tel ou tel états-majors parisiens ou locales. Et à partir de là, j’ai l’intention de rassembler tous les Toulousains, des Toulousains qui sont plus à droite que moi, des Toulousains qui sont plus à gauche que moi. Je rencontre beaucoup de gens qui, depuis hier soir, me font savoir que si Monsieur Briançon se met derrière Monsieur Piquemal, ils ne suivront pas cette alliance contre-nature de bric et de broc. »
Quant aux irrégularités dénoncées lors du premier tour du scrutin dimanche soir à Toulouse par François Piquemal, le maire sortant Jean-Luc Moudenc répond n’avoir rien entendu. « Je n’ai rien de ce style. Mais vous savez, la France insoumise, c’est la polémique permanente, c’est la contestation, c’est en réalité la volonté de renverser la démocratie. Donc on commence par la déconsidérer en inventant des fake news. Et Monsieur Piquemal, là dessus, c’est un spécialiste. » Selon François Piquemal, ses bulletins de vote ont été présentés retournés dans certains bureaux, cachant son visage. Le candidat LFI à Toulouse a annoncé déposer un recours devant le tribunal administratif.
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