Ce sera un duel des élections municipales au second tour à Toulouse le 22 mars. La gauche annonce une alliance entre l’insoumis François Piquemal, arrivé deuxième dimanche, et le socialiste François Briançon, troisième du premier tour. Les deux candidats ont trouvé un accord.
Elle était attendue, elle n’a pas tardé. L’annonce d’une union de la gauche à Toulouse, malgré l’absence d’accord national LFI-PS, a été faite dès ce lundi matin, par François Piquemal (LFI) qui prend logiquement la tête de cette liste d’union de la gauche à Toulouse après être arrivé au premier tour devant (27,5%) son camarade socialiste, soutenu par les écologistes, François Briançon (25%). À eux deux, ils ont rassemblé dimanche soir davantage de voix que le maire sortant divers droite, Jean-Luc Moudenc, qui fait toutefois un score important avec 37,2% des voix, dix points et 15.000 électeurs de plus que François Piquemal.
Piquemal la mairie, Briançon la métropole
Dans cette configuration, l’accord de la gauche prévoit en cas de victoire la place de maire de Toulouse pour l’insoumis François Piquemal et celle de président de Toulouse Métropole pour François Briançon.
Cette liste s’appelle « Demain Toulouse, la gauche unie », la fusion des deux slogans. François Piquemal garde la tête de liste, Isabelle Hardy (Génération.s) numéro deux de la liste de François Briançon prend la deuxième place, devant l’ancien adjoint aux sports de Pierre Cohen, et la conseillère municipale LFI Agathe Roby.
« François Hollande est contre l’union PS-LFI, pas moi« , a éclairci François Briançon, démontrant que Toulouse ne répond pas aux injonctions parisiennes, tandis qu’Olivier Faure le patron du PS disait dimanche soir, comme l’ancien président de la République, qu’il n’existait aucun accord national entre son parti et celui de Jean-Luc Mélenchon.
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