L’homme de 36 ans comparaissait le 27 mars 2026 au tribunal de Toulouse pour voyeurisme sur mineur, enregistrement et détention d’images pédopornographiques. Il est accusé d’avoir filmé ses élèves pendant qu’ils prenaient leur douche avec un réveil espion. Le délibéré sera rendu le 1er avril.
À Toulouse était jugé ce 26 mars au tribunal correctionnel, un entraîneur de football du club de Colomiers, accusé d’avoir filmé de jeunes joueurs mineurs dans les douches. Le parquet a requis un an de prison ferme à son encontre, avec obligation de soin. Délibéré attendu le 1er avril.
L’homme cherchait à filmer « les fesses » et « les parties génitales »
Le prévenu âgé de 36 ans, entraîneur de métier, était soupçonné d’avoir disposé un radio-réveil qui cachait une caméra dans la salle de bain où se douchaient les joueurs mineurs.
Entre le 30 avril et le 3 mai 2023, il est aussi accusé de les avoir filmés dans les vestiaires avec son téléphone. Il est mis en examen, et en détention provisoire, pour voyeurisme sur mineur, enregistrement et détention d’images pédopornographiques.
L’ex-entraîneur est entré dans le box, vêtu d’une doudoune bleue et les mains dans le dos. Il a répondu « oui » à toutes les questions du juge, il a reconnu les faits sans broncher, et il a même donné même des précisions de son plein gré. Le juge a demandé « est-ce qu’il y a des victimes dans la salle ?« Timidement, un groupe de jeunes garçons a levé la main. Certains ne sont pas venus, mais leurs parents ont fait le déplacement. Ils occupaient la totalité des bancs de la salle d’audience.
Pendant de longues minutes, le juge a égrainé le nom des 46 victimes. Le prévenu regardait dans le vide.
Pas d’excuse, persuadé qu’il n’est pas pédophile
Le trentenaire a assuré qu’il n’est pas « attiré par les ados ». Le but, dit-il, n’était pas de « stocker les images » mais de « ressentir l’adrénaline » pour combler un manque affectif ayant entraîné une dépression. Pourtant, de nombreuses vidéos de ses élèves en train de se doucher, d’uriner ou de se changer ont été retrouvées sur son ordinateur. À la question du juge, « que cherchez vous à capter ?« , il répond « les fesses, les parties génitales, l’intégralité de la personne nue ».
Sa défense n’a convaincu ni le juge, ni les victimes. Pendant presque une heure et demie de temps de parole, le prévenu ne s’est pas excusé une seule fois auprès d’elles. Un avocat de la défense lui lance : « vous êtes un beau parleur. » Le procureur à son tour décrit le prévenu comme un « manipulateur« .
En plus des 12 mois de prison et de l’obligation de soin, il demande un suivi socio-judiciaire, une interdiction d’activité en lien avec les mineurs pendant 10 ans et l’interdiction de paraître en Haute-Garonne.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555
















