La Toulousaine Jade Agboton, 29 ans, a été sacrée en octobre dernier championne du monde d’apnée à Limassol sur l’île de Chypre, avec un record de France à la clé. Une ascension fulgurante pour cette apnéiste sur le tard originaire du quartier Saint-Cyprien.
Les honneurs du Stadium pour une championne toulousaine ce dimanche au coup d’envoi de Stade Toulousain – Exeter, le grand retour de la Champions Cup. Cette Toulousaine c’est Jade Agboton, 29 ans, originaire du quartier Saint-Cyprien. Jade est apnéiste professionnelle et en octobre dernier, elle a marqué l’histoire de son sport en étant sacrée championne du monde d’apnée à Limassol sur l’île de Chypre, record de France à la clé.
Une ascension fulgurante
Comme Jacques Mayol dans Le Grand Bleu, Jade Agboton impressionne. Il y a trois ans, la Toulousaine était encore serveuse à Nice. « Tous les jours. Ça me rendait très heureuse d’aller nager juste avant mon service. Et finalement, à la fin de la saison, je me suis rendu compte que c’est ce que je voulais faire. » Comme c’est le cas parfois, Jade commence alors par la plongée en bouteille. « C’est là que j’ai découvert les apnéistes pour la première fois, et c’était assez impressionnant de les voir descendre à 30 mètres sous la mer où moi j’étais là, en train de respirer. »
A 26 ans à peine, la Toulousaine plaque tout et part alors aux Philippines, où elle passe ses diplômes de plongée avant de s’installer en Dominique, petite île entre la Guadeloupe et la Martinique où l’apnée est de plus en plus présente. « J’ai commencé par faire la sécurité pour les champions et à coup de petits tips, j’ai réussi à descendre jusqu’à atteindre le minima, qui était, je crois, 60 mètres pour faire les championnats de France. » La Toulousaine y gagne deux médailles.
Sacre mondial et record
La Fédération française de sports sous-marins la repère alors et lui propose d’aller aux championnats du monde. Jade Agboton ne se laisse pas impressionner. « Bien sûr que je vais venir », dit-elle en souriant. Pour sa première participation, elle termine dans le top 8. Mais la Toulousaine veut une médaille et dès sa deuxième tentative cette année, elle décroche l’or. « Je suis sortie de l’eau. Je n’y croyais pas. Je me disais, c’est impossible, c’est un rêve. »
De quoi rêver maintenant d’un record du monde et si possible dès l’année prochaine lors des championnats qui pourraient se tenir en France, sur l’île corse. En attendant, elle est sacrée ce lundi aux prestigieux Sportel Awards, cérémonie qui récompense les meilleures séquences sportives chaque année à Monaco.
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