EXCLU. « Comment faire un braquage ? » C’est en substance la question que les deux mineurs, piégés dans la bijouterie qu’ils ont attaquée mercredi, à Toulouse, ont posée à l’Intelligence artificielle avant de passer à l’acte. Surréaliste.
En matière de braquage, on tutoie le surréalisme. Pas de Montres molles chères à Dali, mais une majorité de Rolex. Cinq toquantes de luxe à 60 000 euros qu’un duo de Pieds Nickelés bientôt majeur a tenté de dérober sous la menace, mardi 10 mars, en plein centre-ville de Toulouse.
L’IA à la rescousse
Le mode opératoire interpelle. Vers midi, des passants croisent rue Boulbonne deux jeunes en train d’enfiler lunettes de soleil, masques chirurgicaux, perruques et casquettes.
Leur cible ? L’enseigne Rieunier Montres, rue Cantegril, qu’ils tentent de braquer avec un pistolet à impulsion électrique et une arme de poing dissimulée sous une serviette.
« Ils ont expliqué avoir consulté un outil d’intelligence artificielle en lui demandant comment faire un braquage », s’effare une source proche de l’enquête. Mais les commerçants ne cèdent rien. Mieux. Ils piègent les intrus en fermant la porte à distance et entreprennent de les maîtriser.
« Aider financièrement leur famille »
Interpellés quelques minutes plus tard par les policiers de la brigade anticriminalité, ces mineurs de 17 ans ont été confiés aux enquêteurs de la DCT (Division de la criminalité territoriale). Leur profil détonne tout autant que leurs actes.
« Ils n’ont aucun antécédent de délinquance et sont coopératifs. Il semble qu’ils aient commis ce braquage pour aider financièrement leur famille, c’est du moins leur explication », assure une autre source. Même s’ils n’avaient, semble-t-il, « pas travaillé la partie du plan sur quoi faire des montres une fois volées ».
Jusqu’à 20 ans de prison encourus
Présentés comme des « espoirs du cyclisme », tout en affirmant aujourd’hui s’être détachés de ce milieu, les deux lycéens originaires de Toulouse et de sa proche banlieue doivent être déférés devant la justice ce jeudi.
Pour cette tentative de vol à main armée, ils encourent la cour d’assises des mineurs et jusqu’à 20 ans de prison. Et l’IA n’est, à ce sujet, d’aucun secours.




















