Il fait partie des nommés pour le poste de demi de mêlée du XV de légende du Stade Toulousain de ces trente dernières années. Déjà titré dès 1989 et encore en 2001, Jérôme Cazalbou possède le plus beau palmarès en tant que joueur. Et il a, à partir de 2019, enchaîné avec des titres en tant que manager du haut niveau.
Allez, on recompte ensemble. Champion de France sept fois en tant que joueur en 1989, 1994, 1995, 1996, 1997, 1999 et 2001.
Champion de France cinq fois en tant que manager du haut niveau en 2019, 2021, 2023, 2024, 2025. Champion d’Europe en tant que joueur en 1996. Champion d’Europe en tant que manager du haut niveau en 2021 et 2024. Et ironie du ballon ovale, nous arrivons naturellement à… quinze.
Quinze titres dans sa carrière qui en font l’homme le plus titré du Stade Toulousain. Pour mesurer l’influence de ce joueur d’exception, précisons qu’il a disputé toutes les finales dont les six premières en tant que titulaire. Il a même disputé une huitième finale perdue contre Bègles (10-19) en 1991.
À l’heure des souvenirs, il y eut tout d’abord ce qu’il appelle « le bouclier de l’insouciance parce que deux ans avant, je jouais encore à Labastide-Beauvoir. J’étais arrivé l’année précédente et j’avais déjà fait quelques matchs en équipe première. J’avais profité de la blessure de Michel Lopez qui s’était fait une entorse du genou pour finalement lui succéder et jouer les matchs de phases finales. »
« Auparavant, j’avais regardé les finales du Stade contre Toulon et Agen devant mon poste de télévision. Cette finale contre Toulon (NDLR : 18-12), c’est celle qui m’aura amené le plus beau souvenir pour deux raisons. La première, c’est que, quatre ans auparavant, c’était la finale regardée à la télévision et que je n’imaginais pas être là un jour. La seconde, c’est que je jouais face à un de mes joueurs préférés (Jérôme Gallion). »
Le fameux quadruplé
Et puis, tout s’enchaîna avec le fameux quadruplé entaché de son plus mauvais souvenir en finale. Une sortie sur civière en 1995 face à Castres (31-16). Jusqu’à celle de 2001 où il était le remplaçant d’un certain Frédéric Michalak. L’histoire s’est alors arrêtée au Stade Toulousain : « À un moment donné, les planètes n’étaient pas alignées. J’étais passé à autre chose tout en gardant le cœur rouge et noir. Puis, les planètes se sont alignées. On va dans le sens des planètes. »
De retour en 2018 en tant manager du haut niveau, il a alors renoué avec la conquête des titres.


















