L’humoriste Eliott Doyle, connu pour son style décalé, se produira à la Comédie de Toulouse. Après son passage remarqué à l’émission Comedy Class, il promet un spectacle hybride et absurde. Sa singularité séduira-t-elle le public toulousain ?
Sur l’affiche de son spectacle, l’humoriste Eliott Doyle arbore un costume vert pomme, une casquette à l’envers et une paire de Crocs… Une tenue volontairement absurde, à l’image de son show « C’est quoi la suite ? », qu’il présentera à la Comédie de Toulouse le 18 mars prochain.

Parisien d’origine, il a hâte de rencontrer le public toulousain. « Il paraît que la Ville rose est particulièrement connue pour sa bonhomie », confie-t-il. Cette connexion avec les spectateurs, il la place au cœur de sa démarche : il improvise, interpelle et joue avec la salle. Eliott Doyle s’inscrit dans une nouvelle génération d’humoristes pratiquant un stand-up hybride, mêlant narration personnelle et ruptures de ton dans une forme décalée, affranchie des récits trop structurés.
Mais d’où vient cette passion pour l’absurde ? « Je n’ai jamais eu envie de faire rire, on m’a forcé au début », plaisante-t-il, avant de se reprendre : « En réalité, j’ai toujours eu envie de faire des blagues, à la base, c’est plutôt moi qui forçais mes amis à tourner des vidéos. »
L’émission Comedy Class
Après avoir suivi une formation de comédien à l’Actors Factory, l’artiste se laisse tenter par le stand-up. Au fil des rencontres dans le milieu, il commence à écumer les petites scènes parisiennes. Sa participation à l’émission Comedy Class sur Amazon Prime donne un véritable coup de pouce à sa carrière. « On m’a appelé pour me parler de ce projet secret, une sorte de ‘Nouvelle École’ de l’humour. J’y ai vu un signe et j’ai dit oui. »
Cette aventure télévisuelle marque un tournant décisif. « C’était une expérience incroyable, relate-t-il. Je n’ai pas trop compris ce qui m’arrivait et je crois que je n’ai jamais autant bossé de ma vie. Ça a été un déclic : j’ai réalisé que je ne voulais plus faire du stand-up classique, mais un ‘show à la con’, une sorte de ‘cabaret à la merde, avec mes propres moyens. »
Il assume vouloir trancher avec les codes du genre : « Beaucoup sont dans le storytelling pur ou la quête de la punchline. De mon côté, je ne prétends pas que mes histoires personnelles justifient à elles seules le prix d’un ticket. Je préfère être juste chelou. »
Passé par le Jamel Comedy Club et distingué lors du Dinard Comedy Festival, Eliott Doyle garde la tête froide. « Tout ça est très subjectif. Mais ce prix est aussi la preuve par A + B que ma ‘connerie’ peut fonctionner. »

















