Union de la gauche à Toulouse : les listes de Piquemal et Briançon fusionnent pour le second tour. Un accord de gouvernance prévoit une répartition proportionnelle et un programme commun pour tenter de battre la majorité sortante.
Après une nuit de négociations, les deux listes de gauche, celles de François Piquemal (LFI) et de François Briançon (la gauche hors LFI), ont annoncé un accord de gouvernance ce lundi matin, devant un parterre de journalistes. Le but : unir leurs forces au second tour.

François Piquemal prend la tête de la liste pour devenir, en cas d’élection, maire de Toulouse, et François Briançon deviendrait président de la Métropole. La liste, qui s’appellera « Demain Toulouse, la gauche unie », sera déposée à la fin de la journée.
« C’est une fusion qui s’appuie sur un programme commun et une gouvernance partagée, avec une répartition à la proportionnelle, selon les scores des deux listes », précise le candidat insoumis. François Piquemal a remporté le match des deux gauches ce dimanche soir, à l’issue de la première phase du scrutin, avec 27 % des suffrages, contre 25 % pour son rival.
« Le score montre qu’une majorité de Toulousains veut mettre fin à la droite de Jean-Luc Moudenc, poursuit-il. Il fallait trouver une liste de gauche en capacité d’ouvrir une nouvelle ère à Toulouse. Nos deux listes ont pris leurs responsabilités. On ne peut pas assumer une division permettant un nouveau hold-up du maire sortant. »
« Le chemin du rassemblement ne pouvait pas en être autrement, indique, de son côté, François Briançon. Mais la campagne n’est pas terminée et notre objectif s’écrit en un seul mot : victoire. Le score du maire sortant montre que la possibilité existe. On veut créer les conditions d’une alternance politique attendue. »
Malgré l’annonce du bureau national du Parti socialiste ce dimanche, qui s’oppose à toute alliance avec La France insoumise, François Briançon assume et assure qu’Olivier Faure a été tenu au courant. Il se dit « rassuré » suite aux clarifications qu’il exigeait de la part du candidat LFI. « Mes décisions, je les prends avant tout dans l’intérêt des Toulousains », tranche-t-il. « On a été assez rapides pour se marier ! », plaisante François Piquemal, se félicitant d’un accord trouvé en un temps record.
De son côté, le chef de file des Écologistes à Toulouse, Régis Godec, renonce à la Métropole. « C’était un principe de responsabilité que de se retirer. Nous avons conclu que nous avions beaucoup de convergences programmatiques », relate-t-il.


















