Deux voyeurs interpellés le même jour à Blagnac, près de Toulouse. Dans un centre commercial puis à la piscine, des femmes ont été filmées à leur insu. Les suspects doivent être examinés par des psychiatres.
C’est des agressions qu’il ne faut pas banaliser. Dominique Pélicot, condamné pour des viols abominables subis par sa femme, a par exemple été attrapé de la même manière. Deux personnes, qui n’ont aucun lien entre elles, ont été arrêtées cette semaine après avoir discrètement filmé des filles nues dans des cabines.
Tout commence ce mercredi 25 mars à 13 heures, au centre commercial Leclerc de Blagnac. Le comportement suspect d’un quadragénaire est rapidement repéré par le dispositif de vidéoprotection. Ce n’est pas un code-barres qu’il vise, mais l’intimité des passantes. Muni de son téléphone, il enchaîne les prises de vues en contre-plongée, ciblant les femmes en jupe qui déambulent dans les galeries marchandes. Un geste mécanique, furtif, répété au gré des allées. Interpellé sans résistance par les agents de sécurité, l’individu a été remis aux policiers. Lors de son audition, il a livré un récit troublant sur ses obsessions, confessant être sujet à des pulsions irrépressibles le poussant à agir à l’insu de ses victimes.
Un autre à la piscine de Blagnac…
Quelques heures plus tard, par une pure coïncidence, un événement similaire s’est produit à la piscine municipale de Blagnac. Vers 18 h 45, alors qu’une mère et sa fille occupaient un vestiaire, un homme déjà défavorablement connu des services de police s’est agenouillé au sol pour observer par l’interstice sous la paroi de la cabine.
Par chance, le suspect n’était pas seul à observer. Dans la cabine adjacente, un témoin, alerté par ce manège, a eu le réflexe de filmer le voyeur avec son propre téléphone. Absorbé par son méfait, l’individu n’a pas remarqué qu’il était lui-même la cible d’un objectif.
Âgé de 32 ans, cet homme est actuellement entendu par les enquêteurs de la police nationale. À ce stade, les deux individus bénéficient de la présomption d’innocence. Leurs profils devraient être rapidement analysés par des experts psychiatres afin de déterminer l’origine de ces comportements et d’évaluer d’éventuels risques de récidive avant toute décision du parquet.
















