Après la suspension en urgence de quatre unités de pédopsychiatrie à la Fondation Vallée de Gentilly, des solutions de prise en charge ont été trouvées pour les 15 enfants et adolescents hospitalisés.
Les enfants et leurs familles « se sont vu proposer des solutions ». Pour rappel, l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France avait pris la décision de suspendre « en urgence » l’activité des quatre unités de pédopsychiatrie en hospitalisation complète de la Fondation Vallée à Gentilly dès le 27 février au soir. Et ce, « suite à plusieurs signalements concordants de pratiques non conformes d’enfermement de patients mineurs ». En tout, 15 enfants et adolescents étaient alors hospitalisés au sein des unités concernées par la fermeture.
S’ils ont regagné leur domicile pendant les vacances scolaires, il fallait leur trouver « des solutions de prise en charge adaptées » pour la rentrée. « Une réévaluation de chaque situation a été réalisée en associant les familles et/ou leurs représentants de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) », fait savoir l’ARS dans un communiqué. Ce qui a permis d’identifier « des solutions adaptées aux spécificités de chacun ». « Celles-ci combinent prise en charge en santé davantage adaptée à leur état, scolarité et liens familiaux et sociaux », affirme l’Agence régionale de santé.
Les solutions trouvées pour les enfants hospitalisés sur le site de Gentilly
Ainsi, sept enfants âges de 7 à 17 ans sont retournés à leur domicile et sont accueillis pendant la journée à l’Institut médico-éducatif (IME) des Bords de Marne à Saint-Maur-des-Fossés où un groupe leur est dédié. « Un infirmier de l’établissement GHT Psy Sud, ne faisant pas partie de leur équipe soignante initiale, sera déployé à temps plein sur leur établissement afin de permettre une bonne surveillance clinique et un accompagnement des réévaluations médicamenteuses », ajoute l’ARS.
Concernant les jeunes adolescents entre 12 et 17 ans hospitalisés dans l’unité “Bourneville”, deux sont retournés respectivement à leur domicile et en foyer et sont accueillis et scolarisés à l’IME du Val Mandé en lien avec la plateforme Est du Val-de-Marne et une troisième se trouve, à titre dérogatoire, à la MAS des Oliviers de l’Apogei 94. Quatre jeunes sont orientés vers l’IMPro du SIPFP Seguin au Kremlin-Bicêtre de l’Apogei 94 et rentrent à leur domicile, sauf une adolescente « pour laquelle l’ASE cherche une place en foyer ».
















