La pilule de la fusion entre LFI et le PS-Écologistes pour le second tour ne passe pas pour tout le monde. Une nouvelle défection intervient dans la liste “d’union de la gauche” à Toulouse.

L’alliance conclue ce lundi 16 mars entre les listes de François Piquemal (LFI) et François Briançon (PS-Écologistes) continue de faire des remous. Cette fusion, qui vise à détrôner le maire sortant Jean-Luc Moudenc au second tour des élections municipales, provoque une vague de départs au sein de la gauche.
Municipales : Émilie Dalix quitte la course à Toulouse
La conseillère régionale socialiste Émilie Dalix, 12e sur la liste “Vivre mieux”, a officialisé son départ ce mardi 17 mars. Elle refuse de figurer sur la nouvelle liste d’union, dénonçant la stratégie nationale de la France insoumise.
« Depuis plusieurs mois, l’antisémitisme et la brutalisation du débat politique sont au cœur de la stratégie électorale nationale de la France insoumise. C’est une impasse pour la gauche et notre pays tant cette stratégie est une folie s’opposant aux valeurs républicaines qui scellent notre communauté nationale », écrit l’élue dans une publication sur ses réseaux sociaux.
Elle évoque « une fusion de circonstance » et pointe un programme « flou » sur des dossiers majeurs comme la LGV et l’aéronautique. La nouvelle liste doit commencer à dévoiler son programme commun à partir de ce mardi. Une conférence de presse est déjà annoncée concernant le pouvoir d’achat.
Un mouvement de retrait collectif à gauche
Émilie Dalix n’est pas isolée. Dès lundi, Marc Sztulman, autre conseiller régional socialiste, a refusé ce qu’il qualifie de « compromission ». De son côté, le Parti radical de gauche (PRG) de Haute-Garonne a acté son retrait total, invoquant une question de cohérence vis-à-vis des militants.
À ces départs s’ajoute une contrainte technique : la nouvelle liste doit comporter 69 noms. En fusionnant deux listes déjà complètes, les formations doivent donc se séparer de la moitié de leurs colistiers du premier tour.














