Aucune liste ne s’est présentée aux municipales à Asprières, en Aveyron. Une délégation spéciale est nommée pour gérer la commune en attendant l’organisation de nouvelles élections.
À Asprières, commune de 753 habitants située dans l’arrondissement de Villefranche-de-Rouergue, en Aveyron, aucun candidat ne s’est présenté aux élections municipales du 15 mars 2026. Face à cette absence de liste, la préfète a décidé d’instituer une délégation spéciale par arrêté, annonce la préfecture le lundi 23 mars.
Cette structure provisoire est composée de trois retraités de la fonction publique. Ils ont pour mission de gérer les affaires courantes de la mairie jusqu’à l’organisation d’un nouveau scrutin.
Des pouvoirs limités à la gestion urgente
Le rôle de cette délégation est strictement encadré par le Code général des collectivités territoriales. Elle assure les actes de pure administration et traite uniquement les dossiers conservatoires ou urgents pour garantir la continuité des services publics. Mais son président exerce les attributions de maire : il est officier d’état civil et peut, par exemple, célébrer des mariages.
Ses membres ne peuvent pas lancer de nouveaux projets ni engager les finances de la commune au-delà des ressources disponibles. Le maire sortant, Francis Delous, et ses adjoints ont quitté leurs fonctions lors de l’installation de cette équipe.
Un retour aux urnes avant l’été
Cette administration temporaire prendra fin dès qu’un nouveau conseil municipal sera élu. Selon la loi, de nouvelles élections municipales doivent être organisées dans un délai de trois mois après le constat de l’absence de candidature.
Les habitants d’Asprières devront donc retourner voter avant le 15 juin 2026. Si ce nouveau scrutin échoue encore, l’État pourrait envisager, en dernier recours, une fusion définitive de la commune avec un village voisin.
Les raisons d’un manque de candidats
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation à Asprières. La réforme électorale de 2025 impose désormais que les listes candidates soient complètes et paritaires dans toutes les communes de moins de 1 000 habitants, ce qui complique la recherche de volontaires. Auparavant, les électeurs de ces villages votaient pour des personnes, et non pour des listes.
À cela s’ajoute une baisse d’attractivité de la fonction. Le maire sortant, âgé de 72 ans, a choisi de ne pas se représenter pour des raisons personnelles, et aucun autre habitant n’a souhaité prendre la relève.













