L’insoumis François Piquemal à la mairie, le socialiste François Briançon à la métropole : après une nuit blanche de négociations, les gauches toulousaines ont scellé ce lundi une liste d’union pour détrôner le maire sortant DVD Jean-Luc Moudenc à Toulouse (Haute-Garonne). Une alliance qui n’a pas plu à l’ancien socialiste Manuel Valls, investi par le parti d’Emmanuel Macron aux législatives de 2022. Sur Facebook ce lundi, il appelle à voter pour le maire sortant.
« Au deuxième tour, les Toulousains doivent choisir la démocratie et la République, l’apaisement et le rassemblement : Jean-Luc Moudenc », écrit Manuel Valls, qui a quitté son poste de ministre des Outre-mer en octobre dernier.
Il fustige également la stratégie de ses anciens camarades du PS : « Rien ne justifie une alliance au profit du parti de Jean-Luc Mélenchon. (…) Rien ne justifie un accord avec le mouvement de celui qui incarne le populisme, l’antisémitisme, la violence, la haine de la police. (…) Les socialistes ont choisi le déshonneur et ils connaîtront la défaite. »
Un accord national refusé
À l’issue du premier tour, la liste LFI est arrivée en deuxième position dimanche (27,5 %), devant celle d’union PS-Écologistes-Place publique (25 %). Lors d’une conférence de presse tenue en présence de membres des deux listes, immédiatement après une nuit blanche de négociations, François Piquemal, 41 ans, a annoncé une « liste commune en capacité d’ouvrir une nouvelle ère à Toulouse » dont il prend la tête.
Alors que le Parti socialiste a refusé tout accord national avec LFI, François Briançon assume son choix de fusion. « Je me suis entretenu avec Olivier Faure (…), j’ai pris mes responsabilités », a affirmé la tête d’une liste PS, Écologistes, Place Publique, Génération. s et PC.
« Quand on est de gauche, on rassemble la gauche. (…) Les Toulousaines et les Toulousains demandent l’union de la gauche », a déclaré le patron du PS de Haute-Garonne, que les sondages plaçaient initialement en tête de la gauche.
François Briançon, 60 ans, a dit avoir obtenu des Insoumis des « clarifications ». « On a eu un long débat sur la façon dont le débat politique doit être mené, pour faire de la politique de façon apaisée », a-t-il promis, après avoir critiqué la méthode Mélenchon, « brutale », selon lui.



















