Les opposants au contournement de Saint Simon se mobilisent ce dimanche au rond-point du chemin de Guilhermy, à Toulouse. Ils demandent l’abandon de ce projet routier qui a pour but de mieux desservir les communes de l’ouest toulousain. C’est un projet d’un autre temps, selon eux.
Les opposants au contournement de Saint Simon se mobilisent ce week-end. Le rendez-vous est donné au rond-point du chemin de Guilhermy, à Toulouse, ce dimanche. Ils demandent l’abandon pur et simple de ce projet routier, aussi appelé le boulevard urbain du canal de Saint-Martory. Ce projet a pour but de mieux desservir les communes de l’ouest toulousain, en ouvrant à la circulation la voie du Canal Saint-Martory, aujourd’hui réservée aux bus et vélos. Ce projet prévoit également de relier le sud de Cugnaux à l’A64 via un nouvel échangeur.
Désengorger et desservir le futur site industriel de Francazal
Le conseil métropolitain a intégré ce projet, vieux de 50 ans, dans son Projet d’Infrastructure de Mobilités à l’automne dernier. Mais ce qui inquiète plus particulièrement les opposants c’est l’élection en mars dernier d’un nouveau maire à Cugnaux, favorable à ce projet. A cela s’ajoute en plus, la construction de la future usine Aura Aero, à Francazal, à l’horizon 2030.
« Ici c’est un corridor naturel où on a de nombreuses espèces de faune et de flore », explique Sébastien Aubry, l’un des opposants au projet, qui fait partie de l’un des douze collectifs citoyens qui se mobilisent contre le projet. « Aujourd’hui l’essence est à un prix prohibitif, il faut qu’on devienne autonomes. On va dépendre du pétrole pendant combien de temps ? », s’interroge Sophie, dont la maison est à quelques mètres du tracé de la future route.
Un projet d’un autre temps, d’après les opposants
De part et d’autre de la voie de bus, il y a la nature pour le moment mais dans les trois scénarios présentés dans l’étude de faisabilité il y aurait une voie ou deux fois deux voies, construites en plus de la ligne de bus. Les opposants demandent plus de transports en commun, il y en aura répond Aurélien Andreu-Seigné, le maire de Cugnaux : « Francazal va être un site industriel et on le sait tout ne va pas pouvoir être couvert par l’unique transport décarboné« .
D’autant plus que c’est déjà compliqué le matin sur la route dans le secteur de Cugnaux. Vincent est ingénieur aéronautique dans une boîte de Toulouse, il en fait l’expérience tous les jours : « Les bouchons peuvent aller de 15 minutes à une demi heure ». Mais pour le maire de Tournefeuille, Frédéric Parre, là n’est pas la question. Il faut trouver une solution mais en changeant de logiciel : « Le débat c’est celui du territoire que nous voulons construire pour les 20 ou 30 prochaines années et non pas seulement la question d’une route pour contourner tel ou tel quartier ».
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555
















