Samedi dernier, en match en retard de la 12e journée, les Félines-Entente Toulouse 31 ont obtenu à Narbonne (28-29) une sixième victoire consécutive. Un résultat qui leur permet de rejoindre en tête de poule Montpellier et l’Union Pays d’Aix Bouc. Mais l’objectif reste le maintien.
Revenons tout d’abord sur ce succès à Narbonne. Quelle est votre analyse ?
Il faut avant tout le remettre dans son contexte. C’était un match en retard de la 12e journée que nous aurions dû jouer le 14 février. Dans notre feuille de route, après notre revers à Cannes, on voulait remporter les trois dernières rencontres de la phase aller et gagner les deux premières de la phase retour. Au final, on se retrouve avec une série de six victoires de rang et on rejoint en tête de la poule Montpellier et l’Union Pays d’Aix Bouc. Néanmoins, on sait que le classement actuel ne sera pas le même à la fin du championnat. Si Dijon récupérait ses 5 points de pénalité, cette équipe serait seule à la 1re place. Nous sommes bien évidemment très contents de notre dynamique. Mais il faut rester humbles. L’objectif n’a pas changé, on vise le maintien. Une éventuelle montée n’est pas du tout à l’ordre du jour. On a désormais une bonne avance sur les deux derniers du classement (dont Narbonne, NDLR). Mais il faut accentuer notre écart avec la 10e place occupée par Saint-Étienne qui n’a que neuf points de retard sur nous. Et neuf points, ce n’est rien.
À Narbonne, pour la quatrième fois de la saison, vous vous imposez avec un but d’écart.
Oui, mais dans le scénario du match, on n’a pas eu le feu. Malgré tout, il faut reconnaître que l’on limite la casse à la pause avec deux buts de retard (13-11, NDLR). Puis, à la 49e minute, on mène 27-19. D’ailleurs, je pense que l’on a sans doute creusé l’écart un petit peu trop tôt. Sans chercher d’excuses, je n’avais que douze joueuses sur la feuille de match. Par conséquent, cela donne moins de rotations. Et avec cet enchaînement de matchs dans notre calendrier, il faut aussi penser à préserver les organismes pour ne pas subir de nouvelles blessures. Les filles ont su tenir bon, c’est l’essentiel.
Plus globalement, dans le contenu, que retenez-vous par rapport au début de saison ?
Je retiens notamment nos trois derniers matchs que l’on gagne grâce à notre attaque. Jusque-là on s’appuyait sur notre défense. Désormais, on prend beaucoup de buts. Par conséquent, on doit revenir sur les fondamentaux. Mais il faut aussi noter qu’avec Montpellier et l’Union Pays d’Aix Bouc, nous faisons partie des plus mauvaises défenses de notre poule. Et à l’inverse, l’Union a pour le moment la meilleure défense, juste devant Montpellier et nous. Dans ce championnat, on sait que tout le monde peut battre tout le monde. Dans notre jeu, la priorité est de gagner en stabilité.
Ce samedi, vous allez justement recevoir l’Union Pays d’Aix Bouc, que vous aviez battue à l’aller. Comment abordez-vous ce match ?
En principe, je devrais pouvoir compter sur 14 joueuses. Mais il n’y aura pas de retour de blessure. Donc on va miser sur des filles de l’équipe II. Il nous reste en tout huit journées à disputer. Ça va être dur, on le sait. Personnellement, je ne me focalise pas sur le classement. Je raisonne plutôt sur notre nombre de victoires. La saison passée, on a fini à huit succès. Là, on est à dix. On ne veut pas s’arrêter là. Mais il faut garder les pieds sur terre.






















