Plusieurs syndicats de l’Éducation nationale en Haute-Garonne ont déposé une alerte sociale préalable à un préavis de grève ce lundi 9 mars. Cette procédure, qui court jusqu’en juillet, dénonce un manque de moyens et une dégradation des conditions de travail dans les écoles du département.
Des syndicats de l’Éducation nationale en Haute-Garonne ont déposé une alerte sociale ce lundi 9 mars. Il s’agit de l’étape préalable à un éventuel préavis de grève. La démarche concerne les enseignants, les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) et les psychologues de l’Éducation nationale exerçant dans les écoles et établissements spécialisés du département.
Cette alerte sociale pourrait ouvrir la voie à une grève jusqu’au 3 juillet 2026, selon les organisations syndicales. Un premier rassemblement a été organisé dans l’après-midi de ce mardi 10 mars devant le rectorat de Toulouse.
Une étape avant un possible préavis de grève
Les organisations demandent à être reçues rapidement par la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) de la Haute-Garonne afin d’engager des discussions.
« Nous vous demandons de nous recevoir “dans le délai de trois jours” prévu par décret (fixant les règles de négociation préalable avant un préavis de grève, NDLR) et d’engager une négociation préalable », écrivent-ils.
Plusieurs revendications sur les moyens
Les syndicats dénoncent un manque de moyens dans les écoles du département. Ils pointent notamment une dotation négative de 17 postes pour la Haute-Garonne. Selon eux, cette situation risque d’aggraver les conditions de travail et d’apprentissage.
« En janvier, 100 classes non remplacées par jour en moyenne ont été recensées, pouvant atteindre 170 classes non remplacées par jour », indiquent-ils.
Un manque d’AESH et de moyens spécialisés
Les organisations syndicales alertent également sur le manque d’accompagnants pour les élèves en situation de handicap. À la rentrée 2025, 87 écoles sur 150 dans le département signalaient au moins un élève sans accompagnement, selon les syndicats.
Ils évoquent aussi un manque de professionnels spécialisés pour accompagner les élèves en difficulté.
Les syndicats demandent une dotation exceptionnelle
L’intersyndicale réclame des moyens supplémentaires pour l’école publique dans le département. Parmi les principales demandes :
- plus d’enseignants remplaçants ;
- davantage de personnels spécialisés ;
- le recrutement d’AESH ;
- une baisse du nombre d’élèves par classe.
Selon les syndicats, ces mesures sont nécessaires pour améliorer les conditions d’enseignement et d’accueil des élèves.

















