Comme chaque année, le Guide Michelin attribuera ses nouvelles étoiles lundi après midi, peut-on espérer en voir briller au moins une nouvelle par chez nous ?
Après le coup de blues causé par la perte de l’étoile d’Ô Saveurs à Rouffiac, place à l’avenir et à l’espoir d’un ciel étoilé pour d’autres, qu’ils soient nouveaux sur la place ou déjà bien installés.
La probabilité Pellestor Veyrier
On ne va pas se le cacher, elle est très bonne, on jouerait presque le All In sur ce coup-là. Quentin Pellestor Veyrier a lâché la bride dès son ouverture l’an passé, une cuisine maîtrisée, qui ose, qui sait se renouveler tout en se reposant sur des classiques déjà presque emblématiques, à l’instar de sa salade gersoise ou de son Puyvalador. Un parcours plein d’étoiles, il en avait d’ailleurs obtenu une pour Gilles Goujon à Béziers, une équipe du tonnerre, un cadre parfait. S’il n’y avait qu’une pièce à mettre, elle serait définitivement sur la Maison Pellestor Veyrier. On cocherait même, soyons fous, la petite case « jeune chef de l’année », ou pourquoi pas celle du « meilleur pâtissier » pour Jean-Marc Joffraud…
Quid de Maison Castet et d’Hortus ?
Pour nous, elle brille déjà sur la jolie maison de Florent Cluzel à Martres-Tolosane. C’est certain, mais nous ne sommes pas le Michelin. Une cuisine largement à la hauteur, un service et une sommellerie au diapason et un cadre qui ne gâche rien, tout est donc réuni pour décrocher la précieuse. Alors si les inspecteurs ont bien fait leur boulot, cela devrait finir par arriver, et on l’espère cette année !
Concernant Hortus, Clément Lessoud pourrait bien finir par l’obtenir, mais peut-être le Michelin attendra-t-il encore une maturité plus assise concernant l’assiette, affaire à suivre. En petit bonus, on imagine que Bertrand Millar partirait bien à la conquête d’une étoile pour son Écorce étant donné son parcours, mais pour le coup, cela risque d’être difficile pour le moment.
Une chance de 2 étoiles ?
Alors là, il s’agirait déjà d’estimer qui pourrait y prétendre. L’Auberge de la Forge, à Lavalette, adoubée par le cercle des chefs étoilés et du Mundo Gastro pour son engagement et la qualité de sa cuisine, aura du mal à y aller pour le moment, rapport à son environnement, elle les mériterait pourtant.
Les deux mieux placés pourraient être Sylvain Joffre, qui se verrait ainsi félicité pour son engagement sans faille depuis le début d’En Pleine Nature, et Guillaume Momboisse dans son bel écrin toulousain du Sept. Capable du meilleur, il pourrait avoir fait flasher les inspecteurs si, comme nous, ils étaient tombés sur ce menu parfait dégusté lors d’un déjeuner. De toute façon, les jeux sont faits, alors ne reste plus qu’à croiser les doigts et à attendre… Bonnes chances à tous !


















