À l’issue de plusieurs mois d’enquête, les policiers de l’Office antistupéfiants (OFAST) ont démantelé un trafic de stupéfiants dans l’agglomération toulousaine. Kilos de cocaïne, cannabis, argent liquide et armes de poing ont été saisis. Cinq suspects ont été mis en examen et placés en détention provisoire.
Un box de garage banal attire depuis quelque temps l’attention des policiers. Les enquêteurs de l’Office antistupéfiants (OFAST) savent qu’un homme en possède la clé. Ils le surveillent discrètement. L’individu, quadragénaire, multiplie les allers-retours dans la banlieue toulousaine. Il s’arrête régulièrement dans plusieurs bureaux de tabac. Des trajets courts, répétitifs, qui finissent par intriguer. Les policiers ont été mis sur la piste grâce à un renseignement évoquant un possible trafic entre Toulouse et l’Espagne.
Les surveillances s’accumulent, les habitudes sont observées, les trajets analysés. « L’affaire est travaillée depuis des mois », confie un enquêteur. Peu à peu, les soupçons se précisent autour de ce box situé à Escalquens, soupçonné de servir de lieu de stockage.
Début mars, les policiers décident de passer à l’action. Quatre hommes et une femme sont interpellés. Lors de l’intervention, ils découvrent à l’intérieur une importante quantité de stupéfiants : 24 kg de cocaïne et 40 kg de résine de cannabis, l’équivalent de plus d’un million d’euros. Dans le même temps, d’autres perquisitions menées dans l’agglomération toulousaine permettent de saisir près de 140 000 euros en espèces, retrouvés dans un bureau de tabac et dans un domicile.
Des armes de poing retrouvées
Les enquêteurs mettent également la main sur deux armes de poing. Dans le box d’Escalquens, un pistolet de calibre 9 mm équipé d’un silencieux est découvert. Une autre arme, de calibre 7,65, est retrouvée lors d’une perquisition dans un domicile.
« C’est une belle affaire », sourit une source policière. Selon les premiers éléments de l’enquête, le groupe aurait contribué à approvisionner une partie du marché toulousain en stupéfiants.
Les acteurs de ce réseau seraient âgés d’une quarantaine d’années. Parmi eux figure notamment un buraliste, soupçonné d’être impliqué dans le trafic. Certains des suspects sont déjà connus des services de police pour des affaires liées aux stupéfiants, d’autres non. Les rôles exacts de chacun au sein de cette organisation restent encore à préciser.
Dans ce dossier, les suspects sont défendus par plusieurs avocats, dont Mes Alexandre Parra-Bruguière et sa collaboratrice Me Camélia Dilmi, Jacques Derieux, Apollinaire Legros-Gimbert, Jessica Guy, Me Christophe Moretto.
À l’issue de leur garde à vue, les cinq mis en cause ont été présentés à un juge d’instruction, ce samedi. Il a décidé de les mettre en examen. Quelques minutes plus tard, ils ont été placés en détention provisoire.














