C’est signé : la gauche est unie à Toulouse pour le second tour des élections municipales. Le candidat LFI François Piquemal, arrivé par surprise en deuxième position des suffrages (27,56 %) loin derrière le maire sortant Jean-Luc Moudenc (37,23 %) au premier tour ce dimanche 15 mars 2026, a trouvé un accord avec la tête de liste de la Gauche unie, François Briançon. Le duo annonce que si la gauche entre au Capitole, François Piquemal sera maire et François Briançon président de la Métropole.
Isabelle Hardy sera n°2 de la liste
La parité du ticket Ville-Métropole – que François Piquemal appelait encore de ses vœux il y a peu – a visiblement volé en éclats. La liste doit être déposée à la fin de la journée, mais pour ce qui est des quatre premiers noms, le candidat LFI détaille : parité de la liste oblige, Isabelle Hardy (Génération.s) sera en deuxième position, devant François Briançon et Agathe Roby (LFI).
« Notre responsabilité était de se parler »
« Une large majorité de Toulousains est prête à choisir une candidature de gauche pour mettre fin à deux mandats de Jean-Luc Moudenc », insiste François Piquemal. « Notre responsabilité était de se parler pour trouver un chemin qui nous permette de proposer une liste commune, de gauche, en capacité d’ouvrir une nouvelle ère à Toulouse et de battre Jean-Luc Moudenc. Pour le 22 mars au soir duquel nous entrerons tous ensemble au Capitole ».

« Une seule liste » qui s’appellera « Demain Toulouse, la Gauche unie »
Il continue : « Nous sommes parvenus à un accord de gouvernance commun entre les deux listes avec des élus qui s’engagent à voter pour un candidat à la mairie : moi-même ; et à la métropole, François Briançon comme tête de liste de la gauche unie. Dès lors il n’y a plus qu’une seule liste de la gauche, qui s’appellera Demain Toulouse, la Gauche unie ». Une union rapidement scellée alors que les candidats avaient jusqu’à mardi 18 heures pour déposer la liste en préfecture.
« Quand on est de gauche on soutient la gauche » dit François Briançon
François Briançon, assis à côté du candidat LFI, se félicite de l’accord, qu’il assure « immédiat ». « Pour moi ça ne souffrait d’aucune autre possibilité, quand on est de gauche on soutient la gauche ».
Notre objectif second tour s’inscrit en un seul mot : victoire. Les Toulousains la demandent. (…) On a beaucoup d’enthousiasme pour cette dynamique, on va peut-être dormir un peu, mais on repart en campagne cet après-midi jusqu’à la victoire le 22 mars.

Des obstacles restent à lever
Concernant la répartition des sièges, elle se fera « à la proportionnelle des deux listes sur les scores de la ville ». Avec « une répartition des adjointures paritaires entre les deux listes ».
Une fusion qui s’appuiera sur un programme commun, malgré les points qui font obstacle – comme la LGV, que soutient François Briançon contrairement à son nouvel allié, mais ce dossier chaud, comme d’autres, sera « tranché lors d’un vote dans le cénacle métropolitain ».
« Toute la gauche est réunie pour mettre fin à l’ère de Jean-Luc Moudenc », termine François Piquemal.
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