Le maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, dénonce l’accord entre La France insoumise et le Parti socialiste en vue du second tour des élections municipales.
Le maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, réagit vivement à l’alliance annoncée ce lundi 16 mars entre les listes de gauche qualifiées pour le second tour des élections municipales. « Le Parti socialiste local fait le choix de “vendre son âme au diable” », écrit dans un communiqué l’élu divers droite arrivé en tête du premier tour avec 37,23% des voix.
« Après une nuit de marchandages et de tambouille politicienne entre partis politiques, François Briançon a donc capitulé – sans surprise pour moi –, décidant de tromper les Toulousains et de se rallier derrière les Insoumis », dénonce le maire sortant.
Un reniement de l’héritage socialiste
Jean-Luc Moudenc estime que le choix de cette union renie « l’héritage toulousain, très ancien, d’une gauche républicaine, humaniste, responsable et laïque ». Il rappelle la position du PS au niveau national, défavorable à des rapprochements avec les Insoumis.
Le candidat souligne également que des figures comme Carole Delga, présidente socialiste de la région Occitanie, sont opposées à tout rapprochement avec LFI. Ce constat est partagé par des colistiers qui ont déjà quitté la liste Briançon.
Une fusion pour “battre” le maire sortant
L’édile prévient les habitants sur les conséquences d’une éventuelle victoire de cette coalition : François Piquemal deviendrait maire, laissant les socialistes minoritaires au conseil municipal. « Il n’y aurait donc aucun frein aux excès, à la conflictualisation du débat, à la division de notre ville », estime-t-il.
« Pour Toulouse, le seul projet de cette liste désormais fusionnée est bien court, c’est “battre Jean-Luc Moudenc” », selon le maire sortant. Il appelle les électeurs à se mobiliser lors du second tour.
















