Alors que le second tour des élections municipales a lieu dimanche prochain, certains maires sortants se retrouvent distancés au premier tour. Certains font même le choix de se retirer.
Les municipales, acte 2. Après le premier tour, ce dimanche 15 mars 2026, plusieurs candidats qualifiés pour le second tour se questionnent sur la conduite à tenir. À commencer par certains maires, distancés. Si quelques-uns ont été réélus dès le premier tour, comme à Blagnac, Saint-Jory, Colomiers, Balma ou Saint-Gaudens, d’autres sont bien plus en difficulté et en ballotage défavorable au second tour.
En Haute-Garonne c’est le cas de Philippe Guyot à Plaisance-du-Touch. Quatrième et bon dernier, il ne recueille que 16% des voix. Du côté de Cugnaux le sortant Albert Sanchez plafonne à 19% au premier tour. Il est deuxième, mais loin derrière Aurélien Andreu-Seigné (42%).
À Saint-Lys, Serge Deuilhé est en queue de peloton, troisième sur trois. Et ce sera le même casting au second tour, avec une triangulaire. En difficulté aussi, Eric Azémar à Luchon. Il recueille 42%, contre 49% pour Sébastien Denard, qui frôle l’élection dès le premier tour.
Une égalité parfaite dans l’Aveyron
Dans le Tarn, troisième place pour Blaise Aznar à Graulhet. Il est devancé par son ancien directeur de cabinet Benjamin Verdeil mais surtout par le représentant du Rassemblement National Julien Bacou, qui arrive en tête au soir du premier tour. À Gaillac, la sortante Martine Souquet est 13 points derrière son prédécesseur Patrice Gausserand, qui pourrait reprendre l’Hôtel de ville.
À Pamiers (Aveyron), la maire sortante Frédérique Thiennot est deuxième, mais avec seulement 13%, dans un scrutin à six listes. Le concurrent Jean-Philippe Sannac frôle l’élection dès le premier tour avec 48% des voix. Et puis à Rodez (Aveyron) ce n’est pas fait du tout pour le sortant Christian Teyssèdre. Le maire sortant n’a que 52 voix d’avance seulement sur Stéphane Mazars, le député macroniste en embuscade.
Toujours en Aveyron, cas atypique à Luc-La-Primaube : le maire sortant Jean-Philippe Sadoul (élu depuis 2008) est à égalité parfaite avec Alain Cisternino : 50% partout, avec 1.626 voix chacun. La campagne s’annonce intense pour le second tour.
Des sortants sortis dès dimanche soir
Et puis il y a les maires battus dès le premier tour, comme Jean-Marc Dumoulin à Villemur-sur-Tarn. Élu depuis 2014, il ne recueille que 25% des voix, dans un combat à trois listes. Serge Moulet est le nouveau maire, avec 59% des suffrages. Didier Laffont est lui battu à Cadours (45% des voix, dans un duel avec Tony Barcellini).
Olivier Guerra, maire de Gardouch depuis 2011 ne recueille que 30% des voix contre 70% pour Gilles Bourrounet. À l’est de Toulouse, Ida Russo est battue à Drémil-Lafage. Elle briguait un quatrième mandat, mais elle n’obtient que 40% dans son duel face à Bruno Bonardi, son ancien premier adjoint.
Dans le Gers, Xavier Ballenghien est largement battu à Lectoure. Il ne rassemble que 38% des voix face à Julien Pellicer (62%).
Enfin, à Carcassonne, Gérard Larrat aurait pu se maintenir au second tour. Mais avec seulement 12,27% le maire sortant arrive quatrième du scrutin derrière Christophe Barthès (RN), François Mourad (DVD) et Alix Soler-Alcaraz (Union de la gauche). Dès le soir du premier tour, il décide finalement de se retirer.
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