Devant les étals du marché de la Faourette, dans le quartier populaire du Grand Mirail à Toulouse (Haute-Garonne), les deux équipes, tracts en main, se toisent de loin. Un des militants du maire (DVD) Jean-Luc Moudenc, qui a recueilli 37,23 % des voix au premier tour des municipales, finit par aller à la rencontre de ceux du candidat LFI François Piquemal (27,56 %). « Vous collaborez avec les Frères musulmans et vous êtes racistes, anti-blanc », les accuse-t-il.
« C’est la droite qui s’extrémise, pas nous », lui rétorque Ismaël Youssouf-Huard, l’un des colistiers LFI. Le ton monte. La maire du quartier, Marine Lefèvre, de l’actuelle majorité municipale, vient exfiltrer rapidement son militant. La tension est palpable dans cet entre-deux-tours alors que la Ville rose pourrait prendre dimanche soir des teintes plus écarlates après que le candidat socialiste, François Briançon (24,99 %), a accepté de fusionner avec la liste tirée par l’Insoumis.















