REPORTAGE. Alors que la Haute-Garonne s’apprête à passer en vigilance rouge canicule, le lac de la Ramée, à Tournefeuille, a attiré de nombreux visiteurs ce dimanche. Pourtant, la baignade n’y est actuellement pas autorisée : la plage surveillée n’ouvrira que le 4 juillet. Malgré cela, beaucoup n’ont pas résisté à l’envie de se rafraîchir.
Serviettes étalées sur l’herbe, glacières à l’ombre et enfants en maillot de bain : ce dimanche après-midi, le lac de la Ramée fait le plein. Sous une chaleur écrasante, de nombreux visiteurs ont les pieds dans l’eau, tandis que d’autres s’aventurent un peu plus loin. Une situation paradoxale alors que la baignade n’est actuellement pas autorisée sur le site : la plage surveillée de la Ramée n’ouvrira que le 4 juillet.
« Honnêtement ? Ca nous en touche une sans faire bouger l’autre », lance en riant Lucie, 31 ans, venue avec Vincent, 27 ans. Les deux Toulousains profitent de leur dimanche au bord de l’eau mais assurent rester prudents. « On reste là où on a pied, on ne va pas traverser le lac. »
« On n’était même pas au courant »
D’autres découvrent même l’interdiction lorsqu’on les interroge. C’est le cas d’Aymerick, 44 ans, venu de Fenouillet avec sa fille. « On n’était même pas au courant. Franchement, on ne s’est même pas posé la question », reconnaît-il. « Mais on va rester au bord. »
Partout autour du lac, le même argument revient. Alexandre, venu de Flourens après un passage au marché de la Ramée, estime que les visiteurs savent se montrer raisonnables. « On barbote juste au bord de l’eau. Je pense que tout le monde ici fait attention et veille sur les autres. »
A Toulouse, « à part quelques piscines bondées, il n’y a pas grand-chose »
Assis dans l’herbe avec quatre amis venus de Toulouse, Rayane, une vingtaine d’années, comprend difficilement la situation. « C’est bien gentil d’interdire la baignade, mais on fait comment pour se rafraîchir à Toulouse ? », interroge-t-il. « À part quelques piscines bondées, il n’y a pas grand-chose. »
L’interdiction vise pourtant à prévenir les accidents sur un plan d’eau qui n’est pas encore surveillé. Un argument qui peine visiblement à convaincre alors que le thermomètre s’affole.







