Un restaurant du marché Victor-Hugo de Toulouse est au centre d’une polémique : son directeur a copieusement insulté des personnes qui participaient à la manifestation du 17 octobre depuis un des balcons du bâtiment. La scène, filmée, tourne en boucle sur les réseaux sociaux.
C’est ce qui s’appelle un bad buzz. C’est, en effet, un très mauvais coup de pub pour un restaurant toulousain du marché Victor-Hugo. Un établissement qui s’appelle « Au bon graillou » et dont l’un des responsables est au cœur d’une polémique.
Des insultes homophobes
Dans une vidéo tournée samedi en fin de journée en marge de la manifestation du 17 octobre, on le voit insulter des gens depuis la terrasse de son restaurant. Une scène qui a été vue plus d’un million de fois sur les réseaux sociaux et qui a entrainé de nombreuses réactions sur la page Facebook de Paint, un média LGBTQIA+.
L’homme n’est autre que le directeur du restaurant qu’on voit depuis le premier étage du marché Victor-Hugo insulter copieusement des personnes qu’on n’aperçoit pas dans le champ de la caméra, mais qu’on imagine être des manifestants ou des casseurs.
Le propriétaire du restaurant, qui n’était pas sur les lieux samedi, a annoncé que son directeur ne ferait plus partie des effectifs à la réouverture de l’établissement selon l’Association des commerçants du marché Victor-Hugo.
Une salve d’avis négatifs
Le restaurant a été victime, dans la foulée de la diffusion de la vidéo, d’une avalanche d’avis négatifs sur Google qui ont fait plonger la note du restaurant à 1,7 sur 5 ce lundi matin avant de remonter à 3 sur 5 en milieu de journée. Peut-être grâce à la mobilisation de l’association des commerçants qui a fermement condamné « tout propos ou comportement à caractère homophobe, raciste, xénophobe, discriminant ou violent. »
Le compte Instagram du restaurant est désormais inaccessible : il semble avoir été supprimé ou mis en suspens. Le propriétaire du restaurant a été convoqué lundi en fin d’après-midi par la mairie de Toulouse, propriétaire du marché Victor Hugo, pour faire le point sur cette affaire.
Le procureur de la République de Toulouse a précise lundi après-midi qu’aucune plainte n’a été déposée pour l’instant.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555





















