EXCLUSIF. Un simple contrôle routier dans le Lauragais a mis au jour une affaire inédite de vente de CBD transformé. À la suite d’un test salivaire positif chez un conducteur ne consommant que des produits légaux, la gendarmerie a découvert la présence de stupéfiants dans les articles vendus par les boutiques « La Pampa ». Situés à Villefranche-de-Lauragais, Limoux et Castelnaudary, ces trois commerces ont été fermés par précaution sur décision de justice. Alors que le gérant pointe du doigt son fournisseur, les enquêtes se poursuivent pour déterminer l’origine exacte des substances illicites.
Si vous avez acheté du CBD à Villefranche-de-Lauragais, vous avez peut-être consommé des stupéfiants à votre insu. Trois boutiques « La Pampa », présentes dans cette commune, mais aussi à Limoux et Castelnaudary, dans l’Aude, viennent d’être fermées par décision de justice. Le gérant est soupçonné d’avoir vendu des produits modifiés, contenant des stupéfiants. Les investigations sont menées par la section de recherches de la gendarmerie de Toulouse, assistée par la brigade de recherches de Villefranche.
Un contrôle routier à l’origine de l’affaire
L’affaire démarre par un banal contrôle routier dans le Lauragais au printemps 2026. Ce jour-là, les gendarmes repèrent un motard et lui ordonnent de s’arrêter. Le pilote du deux-roues coopère : il n’a manifestement rien à se reprocher. Pourtant, le test salivaire va révéler une tout autre réalité. Après avoir été soumis au dépistage d’alcoolémie, qui s’avère négatif, le conducteur est contrôlé positif aux stupéfiants. Cette situation l’étonne profondément. L’homme n’est pas un consommateur de drogues ; en revanche, il achète régulièrement du CBD.
Une perquisition est menée quelques jours plus tard à son domicile pour vérifier ses déclarations. Le motard n’a pas menti : ses achats sont parfaitement légaux et proviennent d’une boutique ayant pignon sur rue à Villefranche-de-Lauragais. Saisie de l’affaire par le parquet de Toulouse, la section de recherches envoie immédiatement les produits prélevés en laboratoire. Les résultats d’analyses confirment sans ambiguïté la présence de substances illicites dans le CBD. Notamment des taux de THC très élevés.
Enquête sur la responsabilité du commerçant
Au mois de juin 2026, une opération est déclenchée et le gérant est placé en garde à vue. A-t-il volontairement modifié ses produits ? Où se fournissait-il ? Au cours des auditions, le commerçant, âgé d’à peine 25 ans, répond aux questions des enquêteurs en écartant toute responsabilité. Selon ses déclarations, il pensait vendre des articles strictement conformes à la législation et affirme que le problème provient de son fournisseur.
Pas de trace de laboratoire
Les fouilles organisées dans ses trois magasins et à son domicile n’ont pas permis de découvrir de laboratoire ni d’éléments matériels prouvant qu’il transformait lui-même le CBD. Il a donc été laissé libre en attendant que les analyses complémentaires et les actes d’investigation apportent de nouveaux éléments.
Fermeture conservatoire et suites judiciaires
En étudiant son activité, les gendarmes ont constaté qu’elle ne cessait d’attirer des clients de plus en plus fidèles, probablement accros au cannabis sans le savoir. Les avis sur Google sont d’ailleurs dithyrambiques. En 2024, l’entreprise générait déjà un chiffre d’affaires de 224 000 € selon les données financières consultables sur Pappers.fr. Pour l’exercice 2026, les perspectives financières s’avèrent nettement plus incertaines : ses magasins ont tous été fermés par mesure de précaution.
À ce stade, aucun client ne s’est plaint des produits consommés ni d’effets indésirables, mais les auditions des clients habituels de l’enseigne se poursuivent.












