EXCLUSIF. Quatre individus ont été arrêtés près de Toulouse dans la nuit de jeudi à vendredi avec 40 kilos de cocaïne, une saisie estimée à plus d’un million d’euros. L’opération, menée par la brigade de recherches et d’intervention (BRI), découle d’une enquête de la DCT sur des soupçons de convois réguliers depuis l’Espagne. Les suspects doivent être présentés à un juge ce lundi.
Les policiers toulousains les surveillaient depuis plusieurs mois, et leur patience a payé. Dans la nuit de jeudi à vendredi, quatre individus ont été arrêtés en possession de 40 kilos de cocaïne. Ils auraient pour la plupart entre 20 et 30 ans.
La DCT à la manœuvre, la BRI chargée des interpellations
Le convoi composé de plusieurs véhicules, dont une voiture « ouvreuse » et une « porteuse », a été intercepté à un péage près de Toulouse. Vu la valeur et la quantité du produit engagé, c’est la brigade de recherches et d’intervention (la fameuse BRI – une unité d’élite de l’ex-police judiciaire) qui aurait procédé aux arrestations ciblées, vers 3 heures du matin.
Les policiers de la Division de lutte contre la criminalité territoriale (DCT), en charge des investigations depuis décembre 2025, réussissent là un coup de maître. La saisie de « coke » est conséquente puisqu’on estime le préjudice pour les trafiquants à plus d’un million d’euros. Quand ce type de produit aurait, au détail, rapporté plus de 2 millions d’euros. Cette équipe de trafiquants doit être présentée, ce lundi, devant un magistrat instructeur en vue des mises en examen.
Des convois réguliers de cocaïne
En effet, si le début des investigations a été mené dans le cadre d’une enquête préliminaire initiée par le parquet de Toulouse, les policiers travaillaient depuis quelques semaines dans le secret d’une commission rogatoire d’un juge d’instruction toulousain. Les trafiquants, défendus notamment par Mes Séverine Bouchaïb, Ravyn Issa et Morgane Dupoux, sont soupçonnés d’avoir effectué, depuis l’Espagne, des trajets réguliers afin d’alimenter en cocaïne les détaillants locaux implantés dans le quartier du Mirail. Les gardes à vue, jusqu’à 96 heures pour ce type de dossiers de trafics de stupéfiants en bande organisée, étaient toujours en cours dimanche soir. Les mis en cause seraient restés relativement mutiques durant leurs interrogatoires. Peu de chance de les voir échapper à la prison après une telle saisie.




















