Face à la flambée des prix du carburant, les transporteurs routiers s’organisent. Un syndicat annonce ainsi une mobilisation pour ce mercredi 1er avril 2026, à Toulouse. Ce qui est prévu.
Conséquence de la guerre au Moyen Orient
C’est l’une des professions frappée de plein fouet par la guerre au Moyen Orient et le blocage du détroit d’Ormuz par les gardiens de la révolution iraniens. Pour faire entendre sa colère, l’Organisation des Transports Routiers Européens (Otre) l’une des principales fédérations du secteur, a décidé de se mobiliser, estimant que « la situation est devenue intenable pour les entreprises du transport routier ».
Face à l’explosion des prix des carburants et à l’absence de réponses concrètes du Gouvernement, la profession n’a plus d’autre choix que de se mobiliser.
Des mobilisations dans toute la France
Pour dénoncer « l’inaction persistante du gouvernement », l’organisation annonce des mobilisations partout en France dès ce week-end. En Occitanie, les transporteurs ont prévu de se retrouver mercredi 1er avril.
« Ça ne fait plaisir à personne de venir cramer du carburant pour se mobiliser, soupire Philippe Chastrusse, délégué régional Otre Occitanie. Mais ça fait trois semaines qu’on discute avec Bercy et le ministère des Transports, mais les dispositifs d’aide annoncés, c’est-à-dire le report des charges sociales et fiscales, ne répondent en rien à l’urgence. »
Des entreprises déjà en difficulté
Selon Philippe Chastrusse, des entreprises de transport locales sont d’ores et déjà en difficultés face à cette flambée des carburants, « après deux années qui ont été particulièrement difficiles, et un taux de défaillance qui a grimpé fortement. Et les grosses structures ne sont pas épargnées. »
En ville et sur le périphérique
À Toulouse, ce mercredi 1er avril, les transporteurs mobilisés ont prévu de se retrouver vers 8 h 30 au niveau de la zone de Fondeyre, pour rallier le centre-ville avant de se rendre sur le périphérique pour une opération escargot.
« L’objectif, ce n’est pas de bloquer, souligne Philippe Chastrusse. Mais on veut faire une démonstration de mobilisation de la profession. C’est une première alerte : la mobilisation ira crescendo si on n’a pas de réponse. »
L’Otre réclame une aide forfaitaire par véhicule et une remise ciblée et immédiate sur le carburant, pour faire face à la crise actuelle.
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