A Toulouse, le PRG a décidé de se retirer de la liste d’union de la gauche qui tentera de faire tomber Jean-Luc Moudenc. L’Insoumis François Piquemal et le socialiste François Briançon ont annoncé ce lundi la fusion de leurs listes en vue du second tour. Ce qui ne plaît pas du tout aux Radicaux.
C’est un mariage qui ne fait pas plaisir à tout le monde. Au lendemain du premier tour des élections municipales à Toulouse, les listes menées par l’Insoumis François Piquemal et par le socialiste François Briançon ont annoncé, ce lundi matin, leur fusion en vue du second tour. François Piquemal est arrivé deuxième, dimanche soir, derrière Jean-Luc Moudenc avec plus de 27% des voix. François Briançon est plus de deux points derrière. Deux candidats de gauche qui ont annoncé une fusion de leurs listes respectives. Un franchissement de ligne inconcevable pour le Parti Radical de Gauche de Haute-Garonne, présent sur la liste de François Briançon. La formation a annoncé son retrait de l’équipe Briançon peu de temps après que la nouvelle soit tombée.
« Une question de cohérence »
Laurent Chérubin, président de la fédération PRG de Haute-Garonne et maire de Labège a exposé le point de vue de sa formation dans un communiqué : « Nous le faisons sans polémique, mais avec le sentiment du devoir de clarté. Le PRG 31 ne peut pas s’engager derrière une tête de liste issue de La France Insoumise. Non par opposition systématique, mais parce que ce mouvement porte sur la laïcité et sur le rapport aux institutions républicaines des positions que nous ne partageons pas. Participer à cette liste aurait demandé de mettre entre parenthèses ce qui fait notre identité (…). D’autres formations de gauche ont fait des choix différents. Nous le respectons, et nous assumons le nôtre. »
« La République et la laïcité ne sont pas des options que l’on met de côté quand cela arrange. Ce sont les fondements sur lesquels nous bâtissons notre engagement, à Toulouse comme ailleurs. Nous ne transigerons pas sur ce point », poursuit Laurent Chérubin.
L’accord prévoit qu’en cas de victoire de la gauche, la place de maire de Toulouse revienne à François Piquemal et celle de président de Toulouse Métropole à François Briançon.
La présidente socialiste de la région Occitanie Carole Delga, qui avait affiché son soutien à François Briançon avant le premier tour a, elle aussi, toujours dit son opposition à un accord avec La France Insoumise. Elle l’a encore rappelé vendredi 13 mars lors d’une conférence de presse à Toulouse, aux côtés de François Briançon.
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