À une semaine du scrutin, la question de l’alliance entre les deux listes de gauche à Toulouse au second tour est plus que jamais au centre du jeu. Explications.
Il y a un match dans le match à Toulouse pour ces municipales. Deux listes de gauche sont en concurrence face à Jean-Luc Moudenc, le maire sortant, candidat à sa succession. Il y a celle du socialiste François Briançon qui a réussi à réunir pas moins de onze formations politiques à commencer par les Écologistes. Et il y a celle de l’Insoumis François Piquemal, allié au NPA-L’Anticapitaliste et à deux associations de quartiers.
La rivalité naturelle qui s’exprime depuis le début de la compétition s’est accrue une première fois avec la mort du jeune militant d’extrême droite à Lyon et la mise en cause de La France insoumise. Ce qui a conduit François Briançon à prendre ses distances.
Le statu quo
Les propos de Jean-Luc Mélenchon, qui a ironisé par deux fois, lors de ses meetings, sur des noms de famille juifs, ont encore fait monter la tension. D’où une nouvelle intervention de la tête de liste socialiste pour dire qu’en l’état actuel des choses, sauf « clarification », il n’y aurait pas d’alliance. François Piquemal, lui, a rejeté toute accusation de complaisance vis-à-vis de l’antisémitisme en affirmant que, pour sa part, il souhaitait l’union.
Aujourd’hui, c’est toujours le statu quo car la porte de l’alliance n’est pas totalement fermée. Que va-t-il se passer ? Tout va dépendre des résultats du premier tour. Si François Briançon sort loin devant François Piquemal, il pourra se permettre peut-être de ne pas lui tendre la main. Ou de ne lui offrir qu’une poignée de places.
Mais pour le socialiste, il n’y a pas de chemin tout tracé. Une désunion fait courir à la gauche le risque de perdre. Et l’union peut avoir des effets contraires, avec des colistiers de François Briançon – et des électeurs – qui disent non à ce choix. À Toulouse, une grande partie de l’élection se joue donc au premier tour, dimanche 15 mars.





















