Le préfet de la Haute-Garonne interdit tout rassemblement revendicatif non déclaré ce samedi à Toulouse. Cette mesure vise à sécuriser la ville à la veille des élections municipales, alors que les festivités du carnaval auront lieu le soir même.
Le préfet de la Haute-Garonne, Pierre-André Durand, a pris un arrêté interdisant les manifestations et rassemblements revendicatifs non déclarés dans le centre-ville de Toulouse. Cette restriction s’applique à compter de ce samedi à 12 h jusqu’à dimanche minuit. La décision intervient alors qu’une manifestation déclarée contre le racisme et le fascisme est prévue le 14 mars 2026, de 14 h 30 à 17 h.
Le représentant de l’État justifie cette mesure par un contexte de fortes tensions entre l’ultra-gauche et l’ultra-droite. Ces antagonismes ont déjà provoqué des affrontements physiques violents constatés par les forces de l’ordre depuis le mois dernier. La situation est jugée particulièrement sensible en ce week-end électoral, alors que le premier tour des élections municipales se déroule le dimanche 15 mars 2026.
Le Carnaval en fin de journée
La sécurité publique est également au cœur des préoccupations en raison de la tenue du Carnaval de Toulouse le même jour. La parade très festive qui doit défiler de 19 h 30 à minuit devrait attirer un public nombreux et familial dans les rues de la Ville rose. Cette mobilisation nécessite déjà un déploiement important des forces de l’ordre pour garantir le bon déroulement des événements.
Le périmètre d’interdiction est strictement délimité par des axes majeurs entre les boulevards Lascrosses et Matabiau, ainsi que les quais de la Garonne. Le préfet indique que les contrevenants s’exposent à des sanctions pénales allant de l’amende pour les participants à des peines d’emprisonnement pour les organisateurs.

















