La flambée du prix du carburant agricole impacte les exploitations. En Haute-Garonne, la gendarmerie appelle à la vigilance face aux vols de GNR, dont le litre a bondi de plus de 30 centimes en un mois.
Les automobilistes ne sont pas les seuls à être percutés de plein fouet par la hausse des prix des carburants. Depuis le début du conflit en Iran, les prix du gazole non routier, plus connu sous le sigle GNR, s’envolent. Or, c’est celui utilisé par les agriculteurs, déjà pénalisés par la hausse des tarifs des engrais azotés.
En cette fin de semaine, les syndicats agricoles ont donc décidé de tirer la sonnette d’alarme auprès du ministère, rappelant aux autorités que le prix du litre avait augmenté en moyenne de plus de 30 centimes le litre entre février et mars. Tous demandent des mesures pour limiter cette flambée, notamment un bouclier tarifaire sur ce carburant.
En attendant, comme tout ce qui prend de la valeur, le GNR peut devenir attrayant pour les personnes malintentionnées. C’est dans ce cadre-là que la Chambre d’agriculture de la Haute-Garonne a décidé de lancer un « appel à vigilance face aux vols de carburants ».
« Compte tenu du contexte géopolitique actuel et de l’augmentation du prix des carburants qui en découle, la gendarmerie de la Haute-Garonne lance un appel à la vigilance face aux risques accrus de vols sur les exploitations », indique l’instance départementale.
Des recommandations
Pour l’heure, la gendarmerie n’a pas enregistré une hausse notable de délits de ce genre dans les campagnes du département, mais préfère faire de la prévention. Des recommandations pour les agriculteurs sont aussi préconisées. Il est conseillé de ne pas laisser les véhicules avec les réservoirs pleins la nuit. Si cela est impossible, de garer son engin afin que le réservoir soit difficilement accessible.
La chambre plaide pour l’installation d’un « éclairage à détection aux abords des installations », la fermeture « à clé des accès aux cuves et aux bâtiments » ou encore l’utilisation des « antivols à crépine ou ailettes, des détecteurs de pompage, des bloque-pistolets ou des systèmes d’alarmes sur les pompes ».
Parmi les autres mesures de bon sens, la coupure d’électricité sur les pompes des cuves de stockage des carburants est fortement conseillée.

















