Une scène d’une grande violence selon les témoins. Un petit groupe s’en est pris gratuitement à un homme de 32 ans, dimanche après-midi, aux abords du Capitole. Avant de s’acharner sur lui.
Que leur avait-il fait ? Rien, semble-t-il, si ce n’est presser le pas en les croisant, car en retard à un rendez-vous. Dimanche 15 mars, vers 16 heures, rue Pargaminières à Toulouse. Alors que le Capitole tout proche s’apprête à vivre une soirée électorale d’anthologie, un homme de 32 ans se retrouve affalé sur le pavé. Le croche-pied qui l’a fait chuter est totalement gratuit.
« Grands coups de pied dans la tête »
La victime se relève. Son erreur, à ce moment-là, est sans doute de se laisser guider par son amour-propre. Il se dirige vers ce groupe de cinq, mêlant mineurs et jeunes majeurs, en quête d’une explication. « Après, il ne se souvient plus de rien », soupire une source proche de l’enquête.
Ce sont des témoins qui, après s’être courageusement interposés, ont raconté les coups portés, puis l’acharnement dont a fait preuve cette bande une fois la victime inerte au sol. Frappée « à grands coups de pied dans la tête ». Bilan, un nez cassé, de multiples hématomes au visage et 5 jours d’incapacité légale délivrés par le médecin légiste.
Une… riposte ?
Grâce à la réactivité des forces de l’ordre, alertées par ces fameux témoins, et à l’exploitation des images de vidéoprotection de la ville de Toulouse, les agresseurs présumés ont été rapidement identifiés et interpellés, alors qu’ils franchissaient la Garonne sur le pont Neuf.
De source policière, ils auraient « minimisé les coups portés » et « renversé la situation, évoquant une riposte » face à une agression. À trois contre un ? Au terme de leur garde à vue, deux mineurs de 16 ans ont été libérés. Ils seront bientôt convoqués devant le juge des enfants. Le seul majeur mis en cause, un jeune de 20 ans, a été déféré au parquet de Toulouse en vue d’une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel.

















