La traque du cobra à lunettes mobilise toujours les équipes à Castelginest. Malgré des fouilles nocturnes et un champ désherbé, l’animal n’a toujours pas été retrouvé. Les recherches se poursuivront cette nuit et ce dimanche.
Alors qu’un cobra à lunettes a été aperçu pour la première fois ce mardi sur la commune de Castelginest, sa traque se poursuit. Des recherches nocturnes ont même été opérées, de vendredi à samedi, car « dans son milieu naturel, cet animal vit la nuit », détaille Dorian Blayac, président de l’association SOS Reptiles, qui intervient en plus des pompiers, gendarmes et policiers municipaux.
« On s’est également rendu compte que la plupart des interventions sur lesquelles les secours sont appelés ont lieu en fin de journée. Au vu de l’importance du dispositif, l’idée était donc de venir en complément de leurs services, en étant en permanence sur le site », ajoute-t-il.

Ce samedi, les investigations se sont poursuivies toute la journée. L’association a obtenu l’autorisation de fouiller le champ situé juste derrière le lotissement de la rue Grande-Rivière, point de départ de l’alerte. Après un désherbage méticuleux, l’équipe a sondé chaque cavité à l’aide de pioches et de matériel de coupe.
Un emballement médiatique
Mais aucune trace. « Ça ne veut pas dire qu’il ne va pas y retourner, mais on procède zone par zone. » Le reptile se trouve probablement « proche d’un point chaud ». Exit les containers ou les bouches d’égout, « ces endroits sont trop humides ».
« Plein d’autres scénarios sont envisageables. Le serpent a peut-être été mordu par un renard ou par une buse », poursuit Dorian Blayac, qui s’apprête à repartir pour une nouvelle nuit de fouilles, jusqu’aux alentours de 3 heures du matin.

Mais il tient aussi à faire un rappel à l’ordre, face à l’emballement médiatique. « Il faut arrêter la spéculation : il n’y a aucun risque que l’animal s’en prenne à quelqu’un. Depuis plusieurs jours, on entend beaucoup de choses, des nouveaux spécialistes commencent à parler dans tous les médias et ça dessert complètement la cause », déplore-t-il.
Une confusion a notamment circulé sur l’espèce. « C’est un Naja naja, et non un cobra qui crache ou un cobra royal. » Si vous voyez le serpent, ne vous approchez pas. « Par contre, il faut essayer, dans la mesure du possible, de prendre des photos pour qu’on puisse l’identifier », ajoute l’expert. Et appelez ensuite le 18.














