Nouveau refus d’obtempérer devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Un jeune conducteur âgé de 20 ans, son permis de conduire déjà suspendu, écope de huit mois de prison ferme après une périlleuse course-poursuite à Bouloc, au nord de Toulouse.
« Vous avez été chanceux de ne pas avoir été placé en garde à vue », souligne le président du tribunal correctionnel de Toulouse, Géraud Saint-Supéry, en direction du prévenu lors de l’audience de comparution immédiate.
Les gendarmes le reconnaissent
À ces mots, Enzo agrippe la barre avec vigueur et décroche un coup d’œil vers le box, comme rassuré de ne pas s’y trouver. Le 29 octobre dernier, ce jeune homme de 20 ans a adopté un comportement routier des plus erratiques.
Alors qu’il est au volant de sa Volkswagen Polo dans sa commune de Bouloc (Haute-Garonne), les gendarmes le reconnaissent. Ils s’en étonnent d’autant plus qu’ils savent que son permis de conduire fait l’objet d’une suspension administrative.
Il monte sur le trottoir et percute un autre véhicule
Les forces de l’ordre activent leur sirène et le somment de s’arrêter. « Je savais que je n’avais plus le permis et je ne voulais surtout pas retourner en garde à vue, alors j’ai essayé de m’enfuir. Je n’aurais pas dû », regrette le prévenu lors de son jugement. Pris en chasse, le jeune homme monte sur un trottoir pour tenter de fausser compagnie aux gendarmes.
Lors de cette manœuvre dangereuse, il heurte un véhicule. Enzo abandonne alors le sien au milieu d’un rond-point et prend ses jambes à son cou. « Heureusement, les gendarmes veillaient et ont empêché que vous ne blessiez quelqu’un », grince le procureur en ouverture de ses réquisitions.
Huit mois de prison ferme
Eu égard au nombre déjà conséquent de délits routiers commis par le prévenu, le parquetier demande sa condamnation à huit mois de prison ferme, aménagés sous la forme d’un bracelet électronique. Une peine qui ne semble pas inadéquate pour l’avocat de la défense, Me Jean Balbo.
Le plaideur concentre ainsi ses tirs sur la confiscation du véhicule de son client : il tient à ce que celui-ci lui soit restitué. Parquet et défense ayant accordé leurs violons, le tribunal n’a plus qu’à suivre : Enzo est condamné à huit mois de prison ferme, sous bracelet électronique. Son véhicule lui sera rendu.














