EXCLUSIF. Une alerte pour un possible cambriolage a conduit les policiers dans un appartement délabré de Toulouse, où un homme de 43 ans a été retrouvé mort. Trois jeunes, dont deux mineurs, ont été interpellés puis placés en garde à vue pour des soupçons de meurtre. Leurs déclarations, corroborées par des témoignages, ont conduit le parquet à lever ces mesures. Si les premiers résultats de l’autopsie privilégient une origine toxique, des analyses doivent encore le confirmer. L’heure exacte du décès, l’origine des marques sur le crâne et les raisons de la présence du trio restent à ce stade à éclaircir.
Son crâne portait des traces de coups, mais les premiers résultats de l’autopsie orientent vers une mort d’origine accidentelle. Au lendemain de la découverte du corps d’un homme de 43 ans dans un appartement de Toulouse, l’enquête prend une autre direction.
« À l’issue de l’autopsie, réalisée ce lundi 21 septembre, il semble que la mort ne soit pas due à l’intervention d’un tiers mais serait d’origine toxique. Des analyses toxicologiques ont été ordonnées afin de confirmer les résultats », précise le parquet. L’hypothèse d’un meurtre est donc peu probable, contrairement à celle d’une overdose.
Un signalement pour cambriolage avenue du Lieutenant Lucien-Lafay
L’affaire démarre par le signalement d’une voisine, avenue du Lieutenant Lucien-Lafay à Toulouse. Vers 15 heures, elle aperçoit depuis son balcon trois hommes dans l’appartement d’en face. Soupçonnant un cambriolage, elle alerte la police. Mais à leur arrivée, les agents découvrent une tout autre scène.
L’insalubrité d’un logement squatté
Privé de baie vitrée, l’appartement est ouvert aux quatre vents. La circulation de l’air ne fait pas oublier l’odeur nauséabonde imprimée dans les murs. À l’intérieur, les policiers observent un logement délabré, aux sanitaires hors d’usage. La baignoire sert de toilettes.
La découverte du corps et l’interpellation des suspects
En inspectant les lieux, les forces de l’ordre découvrent surtout le corps d’un homme. Il ne respire plus, son crâne porte des traces de coups. Les techniciens de la police scientifique prennent le relais pendant que les unités de terrain, briefées par les descriptions des voisins, s’unissent pour retrouver les trois hommes. Les suspects sont finalement menottés quelques minutes plus tard. Deux sont des adolescents de 17 ans, le troisième est tout juste majeur.
Des gardes à vue levées et des zones d’ombre résiduelles
Placés en garde à vue pour des soupçons de meurtre, les trois jeunes affirment que l’homme était déjà mort à leur arrivée. À ce stade, l’heure exacte du décès reste à déterminer. « Les dires des mis en cause sont cohérents et corroborés par des témoignages extérieurs. Nous avons donc levé les gardes à vue », ajoute le procureur de la République.
L’origine des traces de coups observées sur le crâne reste à éclaircir, tout comme les raisons de la présence des trois jeunes dans l’appartement.

















