Entre innovation technologique et transition énergétique, l’Occitanie s’impose progressivement comme un territoire favorable à l’essor de l’industrie verte. Diffusé ce 4 mars, le Baromètre Arthur Loyd consacré aux investissements dans les filières liées à la transition climatique met en lumière l’émergence de nouvelles dynamiques territoriales.
En Occitanie, la transition énergétique s’impose progressivement comme un levier de transformation économique. Portée par un fort potentiel solaire, le développement des énergies renouvelables et un tissu de recherche dynamique, la région voit émerger de nouvelles activités liées à la décarbonation de l’économie. La 9ᵉ édition du Baromètre Arthur Loyd, relayée le 4 mars, souligne d’ailleurs la dynamique des investissements dans les filières liées à la transition climatique en France.
Dans ce paysage, la transformation industrielle liée à l’énergie verte s’appuie notamment sur les deux principales métropoles régionales, Toulouse et Montpellier. Ces pôles concentrent une grande partie de la recherche, de l’innovation et des entreprises engagées dans les technologies environnementales. À Toulouse, l’écosystème scientifique et industriel favorise le développement de solutions liées aux mobilités durables et à la décarbonation, tandis que Montpellier s’affirme comme un pôle d’innovation dans les domaines environnementaux et énergétiques.
Une dynamique qui s’étend à l’échelle régionale
Au-delà de ces pôles urbains, l’Occitanie dispose de plusieurs atouts pour attirer des investissements liés à l’industrie verte. Le potentiel en énergies renouvelables, notamment solaire et éolien, ainsi que la présence d’infrastructures énergétiques et industrielles favorisent l’accueil de projets liés à la production d’énergie ou aux technologies bas carbone. Une logique que souligne le Baromètre Arthur Loyd, qui rappelle que l’implantation des projets dépend notamment des ressources énergétiques disponibles et des écosystèmes industriels existants.
Cette dynamique s’inscrit aussi dans un mouvement plus large de diversification économique. Longtemps dominée par quelques secteurs industriels majeurs, la région voit aujourd’hui émerger de nouvelles activités liées à la transition énergétique. Les projets liés aux énergies renouvelables, à l’innovation technologique ou à l’économie circulaire contribuent progressivement à enrichir le tissu économique régional. À terme, l’industrie verte pourrait ainsi s’imposer comme un nouveau pilier du développement économique régional, aux côtés des secteurs historiques comme l’aéronautique ou l’agroalimentaire.
Des investissements qui restent solides en France
Cette dynamique régionale s’inscrit dans un mouvement national plus large. Selon le Baromètre Arthur Loyd, les investissements dans les filières liées à la transition climatique restent élevés en France. En 2025, ils atteignent 24,5 milliards d’euros, avec 463 projets recensés, soit un niveau record en nombre d’opérations.
Ces investissements concernent plusieurs secteurs stratégiques : énergies renouvelables, recyclage et gestion des déchets, batteries électriques, agritech ou encore matériaux durables. Malgré les incertitudes économiques et géopolitiques, la transition énergétique continue donc d’attirer les capitaux et les projets industriels.
Les énergies renouvelables prennent l’avantage
Derrière cette stabilité globale, l’étude met en évidence un changement d’équilibre entre les différentes filières. La progression la plus marquante concerne les énergies renouvelables, qui concentrent désormais la majorité des montants investis. Cette évolution s’explique notamment par la multiplication des projets liés au photovoltaïque, à l’éolien ou encore aux carburants durables.
À l’inverse, la filière des batteries et des véhicules électriques, très dynamique ces dernières années, marque un net ralentissement. Pour Cevan Torossian, directeur du département Études et Recherche d’Arthur Loyd, cette évolution traduit une transformation du marché :« La stabilité globale des montants investis masque en réalité une transformation plus profonde du marché, avec une réallocation des fonds vers les énergies renouvelables ainsi que vers les activités de recyclage et de gestion des déchets. »
Une transition industrielle qui gagne l’ensemble du territoire
L’autre enseignement du Baromètre Arthur Loyd concerne la géographie des investissements. L’industrie verte ne se concentre plus uniquement dans les grandes métropoles. Selon l’étude, 60 % des investissements liés aux filières de transition climatique se situent en dehors des grandes métropoles, confirmant le rôle croissant des villes moyennes et des territoires périphériques dans la réindustrialisation.
Ces territoires disposent souvent d’atouts déterminants pour accueillir de nouveaux projets : foncier disponible, infrastructures logistiques ou encore savoir-faire industriel. Dans ce contexte, la transition écologique ne se limite plus à un enjeu environnemental. Elle redessine progressivement la carte industrielle française et ouvre de nouvelles perspectives pour de nombreux territoires, dont l’Occitanie.






















