Trois communes du Gers sont reconnues en état de catastrophe naturelle après le passage de la tempête Nils. Les habitants disposent de 30 jours pour déclarer leurs dégâts à leur assurance.
Trois communes du Gers viennent d’être reconnues en état de catastrophe naturelle après les dégâts causés par la tempête Nils en février. Il s’agit de L’Isle-Jourdain, Lombez et Samatan.
La décision figure dans un arrêté interministériel du 3 mars 2026, publié au Journal officiel le 4 mars. Elle concerne des inondations et coulées de boue provoquées lors du passage de la tempête.
Un délai de 30 jours pour déclarer les dégâts
« Les particuliers de ces communes, ayant subi des dommages (…) disposent d’un délai de 30 jours francs, à compter de la parution de l’arrêté pour déclarer le sinistre à leur organisme assureur », indique la préfecture du Gers.
Concrètement, cette garantie peut permettre l’indemnisation des dommages matériels directs liés aux inondations ou aux coulées de boue de la tempête Nils.
L’arrêté précise que la garantie s’applique lorsque « les dommages matériels directs […] ont eu pour cause déterminante l’effet de cet agent naturel et que les mesures habituelles pour prévenir ces dommages n’ont pu empêcher leur survenance ».
Plusieurs départements d’Occitanie concernés
Le Gers n’est pas le seul département touché par cette nouvelle reconnaissance. En Occitanie, l’arrêté concerne aussi :
- 11 communes en Aveyron, dont Rodez et Villefranche-de-Rouergue ;
- 3 en Haute-Garonne : Castelnau-d’Estrétefonds, Layrac-sur-Tarn et Montlaur ;
- 8 dans le Lot, parmi lesquelles Bouziès, Capdenac et Creysse ;
- 3 dans le Tarn : Ambres, Boissezon et Saint-Lieux-lès-Lavaur ;
- 21 en Tarn-et-Garonne, dont Montauban et Moissac.
Ces communes s’ajoutent à près de 300 déjà reconnues en état de catastrophe naturelle dans un arrêté publié le 25 février, dont 34 en Occitanie.
Ces décisions interviennent après un épisode météorologique exceptionnel : la France a connu 40 jours de pluie consécutifs, accompagnés de plusieurs tempêtes. Ces précipitations ont fait monter durablement le niveau de nombreux cours d’eau.






















