À quelques jours du premier tour des municipales, un sondage Cluster17 réalisé du 4 au 6 mars place Jean-Luc Moudenc en tête à Toulouse. François Piquemal apparaît comme une troisième force capable d’influencer le scrutin.
La tension monte autour du Capitole. Par arrêté préfectoral publié le 27 février 2026, les listes candidates pour le scrutin du 15 mars ont été officiellement enregistrées. Dix listes se disputeront les suffrages des Toulousains, avec des projets et des positionnements très contrastés.
Un sondage Cluster17 réalisé du 4 au 6 mars auprès de 649 habitants de Toulouse, dont 590 inscrits sur les listes électorales, donne un premier aperçu de la situation. Jean-Luc Moudenc apparaît en première position, devant François Briançon, tandis que le député François Piquemal pourrait jouer un rôle d’arbitre dans la campagne.Cette enquête esquisse ainsi les premières tendances à quelques jours du premier tour des municipales.
François Piquemal s’impose comme troisième force
Dans cette enquête d’opinion éditée par Cluster17, Jean-Luc Moudenc arrive en première position avec 33 % des intentions de vote. Il devance ainsi François Briançon, soutenu par plusieurs formations de gauche, crédité de 30 %. Le sondage montre aussi un électorat plus favorable au maire sortant parmi les plus de 65 ans, où il atteint 45 % des intentions de vote, contre 36 % pour son adversaire. L’écart entre les deux candidats reste donc relativement serré à quelques jours du scrutin.
Avec 23 % des intentions de vote, François Piquemal s’impose comme la troisième force de ce scrutin. Un score qui pourrait lui donner un rôle d’arbitre dans la suite des élections, c’est-à-dire la capacité d’influencer l’équilibre du second tour. Le député réalise notamment ses meilleures performances parmi les jeunes électeurs. Chez les 18-34 ans, il arrive largement en tête avec 41 %, loin devant François Briançon et Jean-Luc Moudenc.
Le sondage met également en évidence la présence de plusieurs candidatures à gauche. Outre celles de François Briançon et de François Piquemal, plusieurs autres listes issues de la gauche et de l’extrême gauche sont en lice, notamment une candidature écologiste ainsi que des listes portées par le NPA, Lutte ouvrière ou encore le Parti des travailleurs. Dans ce contexte, les résultats du premier tour pourraient peser sur les discussions politiques et les éventuels rapprochements entre les deux tours.
Des choix électoraux très différents selon les générations
L’étude fait apparaître des écarts importants selon l’âge des électeurs. Chez les 18-34 ans, François Piquemal arrive nettement en tête. François Briançon obtient 26 %, tandis que Jean-Luc Moudenc atteint 17 % dans cette tranche d’âge. La situation apparaît très différente chez les électeurs les plus âgés. Parmi les électeurs de 65 ans et plus, le maire sortant devance François Briançon, tandis que François Piquemal y recueille seulement 9 % des intentions de vote. Ces résultats illustrent des préférences politiques très contrastées entre générations.
L’enquête met aussi en évidence des variations selon les catégories socioprofessionnelles et les niveaux de revenus. Certaines catégories d’électeurs se montrent plus favorables aux candidatures de gauche, tandis que d’autres soutiennent davantage la majorité municipale actuelle. Les électeurs disposant de revenus modestes apparaissent notamment plus sensibles aux candidatures situées à gauche de l’échiquier politique. Ces différences reflètent la diversité des profils électoraux dans une grande ville comme Toulouse.
Comme toute enquête d’opinion, ce sondage constitue une photographie à un moment précis de la campagne. Plusieurs facteurs peuvent encore faire évoluer les intentions de vote dans les jours précédant le scrutin : mobilisation des électeurs, dynamique de campagne ou repositionnement des différentes listes. À l’approche du premier tour, la course à la mairie de Toulouse reste donc incertaine.




















