Après l’incendie de Ribaute en août 2025, l’État a déclaré d’intérêt général les travaux d’exploitation des bois brûlés dans l’Aude. Cette décision permet au Conseil départemental d’intervenir pour sécuriser et nettoyer près de 11 000 hectares de forêt touchés par le feu.
L’État a déclaré d’intérêt général et d’urgence les travaux d’exploitation des bois brûlés après l’incendie de Ribaute, dans l’Aude. La décision a été prise par arrêté préfectoral publié le 6 mars 2026.
Cette décision permet au Conseil départemental de l’Aude d’intervenir sur près de 11 000 hectares dévastés. L’objectif est de couper les arbres morts pour prévenir les chutes et limiter les risques sanitaires liés aux parasites.
Ce que signifie l’exploitation des bois brûlés
L’exploitation des bois brûlés correspond à l’ensemble des opérations réalisées après un incendie pour gérer les arbres détruits ou endommagés.
Ces travaux peuvent comprendre :
- la coupe des arbres devenus dangereux ;
- le nettoyage des parcelles ;
- la récupération du bois encore utilisable.
Ces opérations permettent notamment de sécuriser les lieux, de limiter les parasites et de préparer la régénération de la forêt.
Une procédure simplifiée pour les propriétaires
Plus d’un millier de propriétaires, publics et privés, sont concernés par cette mesure. Dans les prochains jours, ils seront consultés pour choisir entre deux options :
- confier gratuitement l’exploitation de leurs parcelles au Département ;
- réaliser eux-mêmes les travaux dans un délai d’un an, avec l’aide possible d’un professionnel.
Les propriétaires disposent de deux mois pour faire connaître leur choix. « Pour ceux qui n’auront pas répondu à la sollicitation du Conseil départemental, leur absence de réponse vaudra accord », précise la préfecture.
Un incendie historique dans la région
« L’incendie parti de Ribaute le 5 août 2025 a été le plus destructeur en zone méditerranéenne depuis près de 50 ans », rappellent la préfecture de l’Aude dans un communiqué commun. « Il a donné lieu depuis à une réponse massive des pouvoirs publics pour sécuriser et reconstruire le territoire. »
« La surface forestière dévastée constitue désormais une zone à risque, exposée aux aléas climatiques, susceptible de causer des dangers pour ceux qui l’empruntent, en raison notamment du risque de chute de branches ou d’arbres », indiquent les autorités.


















