Une manifestation contre le racisme est organisée ce samedi 14 mars à Toulouse au départ des Arènes. Le préfet a interdit l’accès au centre-ville pour prévenir des heurts, avant le carnaval, et à la veille des élections municipales.
Une manifestation contre le racisme, le fascisme et les violences d’État se déroule ce samedi 14 mars à Toulouse. La mobilisation s’inscrit dans une journée nationale d’actions organisée dans plus de 70 villes en France.
Le rendez-vous est fixé à 14h30 au métro Arènes. Le parcours passera par les allées Maurice Sarraut, Patte d’Oie et se terminera au rond-point Saint-Cyprien.
Le collectif d’organisateurs souhaitait manifester dans le centre-ville de Toulouse. La déclaration a été déposée dix jours plus tôt. Mais le trajet a été refusé par le préfet de la Haute-Garonne, Pierre-André Durand.
Un parcours qui fait débat
La préfecture a publié, vendredi 13 mars, un arrêté interdisant tout rassemblement non déclaré dans l’hypercentre. Cette zone, s’étendant des boulevards aux quais de la Garonne, sera fermée aux manifestants de samedi midi à dimanche minuit.
« La préfecture prétexte le déroulement du carnaval prévu seulement à 19 heures, alors que notre manifestation est annoncée à 14h30 », déplorent les collectifs organisateurs. Ils voient dans ce blocage une tentative de les exclure du cœur de la Ville Rose et une volonté d’invisibiliser leur mouvement.
Risques d’affrontements et sécurité
De son côté, la préfecture justifie ces restrictions par des tensions récentes entre l’ultra-gauche et l’ultra-droite. « De telles tensions sont susceptibles d’être exacerbées en ce week-end d’élections municipales, dont le premier tour a lieu dimanche 15 mars 2026 », souligne la préfecture.
L’organisation du Carnaval de Toulouse, qui débute à 19h30, mobilise également une grande partie des forces de l’ordre. La sécurité d’un public nombreux et familial est mise en avant pour limiter le périmètre de la manifestation revendicative.
















