Toute cette journée du 15 mars, de 9h à minuit, le Journal Toulousain vous fait vivre le premier tour des élections municipales à Toulouse et dans son agglomération. Où ont voté les candidats, les événements notables, les taux de participation, les prises de parole des têtes de liste… et bien sûr les résultats ville par ville, au fur et à mesure du dépouillement à partir de 20h. Vous saurez tout de ce scrutin.
Les électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche 15 mars pour le premier tour des élections municipales. Dans plusieurs villes importantes de la métropole toulousaine, le scrutin s’annonce particulièrement ouvert. Toulouse, Colomiers, Cugnaux et Muret concentrent une partie des enjeux politiques de ce rendez-vous électoral, dans un contexte marqué par des divisions et des rapports de force parfois serrés.
A Toulouse, un premier tour incertain
Dans la Ville rose, le maire sortant Jean-Luc Moudenc se représente pour un troisième, et dernier, mandat. Face à lui, deux principales listes de gauche se disputent l’électorat : celle menée par François Briançon, soutenue notamment par le Parti socialiste et les Ecologistes, et celle portée par François Piquemal pour La France insoumise.
Les scores du premier tour seront particulièrement observés, car ils dessineront les configurations possibles pour le second tour. La question d’une alliance entre les deux listes de gauche pourrait se poser si leurs résultats le permettent.
Autre élément à surveiller : le score du Rassemblement national. La liste conduite par Julien Leonardelli devra atteindre la barre des 10% pour pouvoir se maintenir au second tour. Une présence du RN dans la configuration finale pourrait peser sur les reports de voix et modifier les équilibres politiques au second tour. Dans un contexte de campagne relativement discrète, le niveau de participation sera également un facteur déterminant.
Colomiers : une longue tradition de gauche
À Colomiers, deuxième ville de Haute-Garonne avec près de 41 000 habitants, la gauche dirige la commune depuis la Libération. La maire sortante Karine Traval-Michelet (PS) se présente pour un troisième mandat avec une liste rassemblant plusieurs composantes de la gauche. Sa campagne a notamment été marquée par le ralliement de Patrick Jimena, ancien opposant municipal et candidat face à la maire lors des deux précédentes élections. Une évolution politique qui a suscité des réactions au sein de l’opposition.
Plusieurs listes tenteront toutefois de proposer une alternative : celle de François Lépineux, soutenue par La France insoumise, celle conduite par Thomas Lamy, ainsi que la liste centriste d’Élodie Hobet. Lutte ouvrière est également présente dans la course.
À Cugnaux, un scrutin très ouvert
À Cugnaux, commune d’un peu plus de 20 000 habitants située au Sud-Ouest de Toulouse, six listes sont en lice pour ce premier tour. La gauche part divisée en plusieurs candidatures, dont celle du maire sortant Albert Sanchez et celles de certains de ses anciens alliés.
La droite se présente elle aussi en ordre dispersé avec deux listes concurrentes menées par Michel Aujoulat et Aurélien Andreu-Seigné. Dans ce contexte, la dispersion des voix pourrait conduire à plusieurs scénarios pour le second tour.
À Muret, une majorité fragilisée
À Muret, la campagne se déroule dans un climat politique plus tendu. Le maire André Mandement, en poste depuis 2008, sollicite un nouveau mandat mais doit faire face à une liste concurrente menée par deux anciens membres de son équipe municipale, Sophie Touzet et Christophe Delahaye.
Une liste d’union des droites et de l’extrême droite conduite par Fabio Serra est également candidate. Une quatrième liste, portée par Lutte ouvrière, complète l’offre électorale.
Dans ces communes importantes de la métropole toulousaine, les résultats du premier tour devraient donner une première indication sur les rapports de force avant le second tour, prévu le dimanche 22 mars.

















