Les conseillers départementaux du Gers ont adopté un budget de 392,9 millions d’euros pour l’année 2026. Malgré des recettes immobilières en hausse, la collectivité s’impose une gestion rigoureuse pour financer ses priorités sociales et la santé.
Le Département a adopté son budget primitif 2026 lors d’une séance tenue le 13 mars. Il s’équilibre à 392,9 millions d’euros en dépenses et en recettes. « Les politiques sociales demeurent la première priorité budgétaire », souligne la collectivité dans un communiqué.
Politiques sociales : la première priorité budgétaire
L’action sociale représente 56% du budget de fonctionnement (lequel s’élève à 297,84 millions d’euros), soit plus de la moitié des dépenses de la collectivités. Les principales dépenses concernent :
- la protection de l’enfance : 46,1 millions d’euros ;
- l’accompagnement des personnes âgées et handicapées : 86,54 millions d’euros ;
- l’insertion et la lutte contre la pauvreté : 30,5 millions d’euros.
Budget 2026 : une gestion sous pression
Les dépenses de personnel progressent sous l’effet de décisions nationales. Le Département doit poursuivre sa stratégie de maîtrise de la masse salariale engagée depuis 2024.
D’autres priorités sont maintenues, comme la prévention en santé ou l’entretien des routes. « Notre responsabilité est double : préserver nos missions essentielles […] tout en maintenant un effort d’investissement », explique le président de la collectivité Philippe Dupouy.
Les finances du Gers sous surveillance
L’équilibre budgétaire du conseil départemental du Gers pour 2026 repose notamment sur un résultat 2025 supérieur aux prévisions. « Ce résultat doit être analysé avec prudence car il repose sur des facteurs conjoncturels et non sur une amélioration structurelle de notre situation financière », a mis en garde Lydie Toison, rapporteure du budget et conseillère départementale. Deux éléments expliquent cette situation :
- une hausse des taxes perçues sur les ventes immobilières (DMTO) de 5,6 millions d’euros ;
- une baisse des dépenses sociales de 2,2 millions d’euros.
Les finances restent fragiles car le Département dépend des taxes sur les ventes immobilières, qui fluctuent d’une année sur l’autre. De plus, les aides de l’État via la TVA ne progressent pas, alors que les besoins pour les personnes âgées, eux, augmentent sans cesse.














